Le mois de mars, dédié à la promotion des droits des femmes, s’est clôturé lundi 30 mars. Dans la ville de Beni, les organisations de personnes vivant avec handicap se disent satisfaites de l’intégration graduelle de leurs membres dans la communauté et de la reconnaissance de leurs droits. Toutefois, elles recommandent que le gouvernement priorise également la scolarisation des filles et femmes vivant avec handicap.
Les organisations de personnes vivant avec handicap exhortent les filles et femmes handicapées à prendre conscience de leur état physique afin qu’elles soient plus utiles pour la communauté.
Beatrice Asimoni, de l’Association des personnes vivant avec Handicap dans la ville de Beni, explique :
« La première chose, c’est d’abord l’acceptation de soi : il faut que cette femme handicapée s’accepte et accepte son état de handicap. Deuxièmement, il faut aussi faire étudier la femme handicapée. Parce que lorsqu’on a étudié, notre mental est développé. Les femmes handicapées ont une structure féminine, mais elles trouvent que c’est le français qui est la langue parlée là-bas. Comment vont-elles poser les questions ? Du coup, elles se sentent un peu limitées ».
Elle poursuit en soulignant l’importance de l’éducation :
« Donc, l’estime de soi, l’acceptation de son état et aller à l’école. Nous encourageons les parents qui ont des enfants handicapées, surtout les filles ; les filles handicapées doivent aller à l’école pour trouver leur place dans la société. Ce que j’ai vu dans la communauté, ce sont des femmes qui ont beaucoup de charges dans leurs familles. Donc, la femme handicapée ne peut pas rester en retrait. Quand elle étudie, elle sait comment se débrouiller. Il y a aussi des métiers qu’elle peut faire, elle sera capable de prendre en charge sa famille ».