août 8, 2012, | Denière mise à jour le 8 août, 2012 à 7:24 | sous Actualité, Nationale, Sécurité.
Mots clés: Enfants, Groupes armés, M23, Monusco, recrutement forcé
Citant Roger Meece, le chef de la Monusco, Madnodje Mounoubai a déclaré qu’utiliser « des jeunes enfants et des jeunes adultes dans un conflit armé ne peut que créer des générations formées à la violence et déchirer le tissu social congolais ». Il a appelé tous les groupes armés « à cesser immédiatement cette pratique ».
D’après un communiqué de presse de la mission onusienne en RDC publié le mardi 7 août, depuis le début de l’année 2012, plus de cent cinquante enfants auraient été recrutés par des groupes armés actifs dans l’Est du pays (M23, Maï-Maï, FDLR et LRA).
Le même document indique que plus de cent cas de recrutement forcé de civils (dont vingt-six enfants) par le M23 ont été enregistrés depuis le mois d’avril 2012.
Le porte-parole de la Monusco a également demandé au M23, rébellion créée en mai dernier par des mutins de l’armée congolaise, de désarmer, affirmant que le « conseil de sécurité de Nations unies prendra une décision si ce groupe continuait ses activités ».
Le jeudi 2 août dernier, le Conseil de sécurité de l’Onu avait adopté une déclaration condamnant les agissements du M23 et demandant à cette rébellion de cesser leur avancée vers la ville de Goma, dans le Nord-Kivu.
Les quinze membres de cet organe des Nations unies avaient demandé « instamment au M23 et à tous les groupes armés de cesser toute forme de violence, y compris les violences sexuelles ainsi que le recrutement et l’emploi d’enfants-soldats ».
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