Les formations médicales de la capitale de la Province Orientale décrient cette situation qui serait due au manque d’intrants pour le prélèvement et la qualification du sang. La situation est telle que pendant que la population court par-ci par-là à la recherche du sang, la coordination provinciale de transfusion sanguine ne dispose d’aucune goûte de sang propre dans sa banque, rapporte radiookapi.net
Pour assurer les besoins en sang propre, il faut environ 60 pots de sang quotidiennement, selon le médecin coordonnateur du centre de transfusion sanguine. Mais ce sang est introuvable, affirment les habitants de Kisangani et certains responsables des formations médicales. « C’est depuis hier qu’on est à la recherche du sang parce que ma tante est à l’Hôpital général de référence. Mais on a cherché partout, on n’a rien trouvé. Je suis venu ici à la banque de sang, ici non plus il n’y a rien », affirme un habitant. Un autre témoigne : « La semaine passée ici, on vient de perdre une grande personnalité, à l’occurrence le médecin directeur de l’Hôpital général de Buta. Parmi les causes de son décès, il y a aussi l’anémie qui a précipité sa mort. En tout cas, le sang n’est plus disponible dans la ville »
Selon le docteur Kabemba, coordonnateur du centre provincial de transfusion sanguine, son institution connaît de sérieuses difficultés. Elle n’est plus appuyée par le gouvernement central comme par le passé : «Nous manquons des intrants, nous voulons dire des poches de sang, le test pour que nous arrivions à qualifier le sang correctement. Jusque là, dans la ville, nous n’avons pas un partenaire uniquement pour la transfusion sanguine. Le gouvernement central qui nous venait en aide régulièrement par le passer, vient d’une manière irrégulière quoi»
Le manque de sang dans la banque de Kisangani n’est pas une première. En juin dernier, quelques cas de décès liés au manque de sang ont été enregistrés dans certains centres de santé de la ville.