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L’Action contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH) se dit, dans un communiqué publié mercredi 23 mai à Lubumbashi (Katanga), satisfaite du déroulement du procès Germain Katanga et Mathieu Ngoudjolo à la Cour pénale internationale (CPI). Pour l’ONG, ce procès constitue un signal fort lancé à l’endroit d’autres chefs de guerre opérant dans l’Est de la RDC.
«Nous saluons la célérité avec laquelle le procès a été conduit et donc ça nous rassure que la CPI, au vu de cette avancée, peut être en mesure de poursuivre plusieurs auteurs des crimes graves commis en RDC», a déclaré le directeur exécutif de l’ACIDH, Emmanuel Umpula.
Germain Katanga et Mathieu Ngoudjolo sont poursuivis pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en Ituri lors de l’attaque de la localité de Bogoro, le 24 février 2002.
Après ses réquisitions et ceux des avocats de deux accusés, le procureur doit requérir des peines, avant les délibérés des juges.
Dans son communiqué, l’ACIDH demande également au gouvernement congolais d’aider à l’arrestation du général Bosco Ntaganda et Sylvestre Mudacumura, chef rebelle des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), contre qui la procureure de la CPI a demandé deux nouveaux mandats d’arrêt.
«On présume que le gouvernement a des informations à communiquer auprès du bureau du procureur parce que les FDLR opèrent dans l’Est du pays», a affirmé le directeur exécutif de l’ACIDH.
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