L’explosion survenue ce jeudi 27 février au meeting du M23 a fait plusieurs morts à la Place de l’Indépendance à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. La présidence de la République et des sources locales parlent de « plusieurs morts », sans autres précisions.
« Le Président Tshisekedi condamne fermement cet acte terroriste odieux qui a été perpétré par une armée étrangère présente illégalement sur le sol congolais », indique le service de communication de la présidence.
Au cours de ce rassemblement populaire, organisé par le M23-AFC, un engin explosif a été lancé dans la foule, causant plusieurs morts et des blessés, selon des témoins. Le bilan exact n’est pas encore connu.
La ville de Bukavu est sous occupation des rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, depuis dix jours.
Le rassemblement était tenu par des membres du directoire de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) dont Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, rapportent d’autres sources. La population, venue les écouter, s’est dispersée après cette explosion.
Cette explosion survient à moins de 48 heures du meurtre d’un homme armé, supposé faire partie de la rébellion du M23. Celui-ci a été tué mardi soir par des jeunes en colère près du quartier Essence dans la ville de Bukavu. Il lui était reproché d’être auteur de l’insécurité.
Cet acte s’est accompagné par des représailles ayant couté la vie à trois personnes, indiquent des sources locales.
L’insécurité est montée d’intensité ces derniers temps dans la majeure partie de la ville de Bukavu, ont signalé des sources locales depuis vendredi 21 février.
Des bandits munis d’armes à feu volent et tuent la population civile pendant la nuit. Dans certains quartiers la population exaspérée recourt à la vindicte populaire, une pratique pourtant prohibée.