L’inspection provinciale de la police lève le ton devant le regain d’insécurité dans la ville depuis le mois dernier. A l’issue d’une réunion de sécurité élargie à tous les cadres administratifs de la ville, la police et l’administration ont convenu de renforcer leur collaboration afin de lutter contre l’insécurité. Les patrouilleurs ont, pour leur part, été rappelés à l’ordre, rapporte radiookapi.net
Plus d’une centaine de cadres de l’administration de la ville dont les chefs de cellule, bourgmestres, chefs de quartier et leurs collaborateurs, ont répondu à l’appel de la police. A leurs côtés, le commandant de la police et le maire de la ville.
Dans son introduction, le commandant Patience Mushudi Yav a invité l’assistance à délier les langues sur les causes de l’insécurité : « Pour la sécurisation de la population, vous allez dans les sous commissariats, vous trouvez la carence des éléments pour une intervention quelconque. Les patrouilleurs arrivent à 19 heures. Ils commencent à boire. A 20 heures, ils commencent les arrestations. Pour entrer dans un quartier, les patrouilleurs ne présentent pas d’ordre de mission »
Devant tous le cas d’insécurité dénoncés par les cadres administratifs, l’inspecteur de la police a eu des mots justes pour rappeler tout le monde à l’ordre : «Huit mois après mon arrivée, la ville était calme. Les patrouilleurs eux-mêmes sont à la base de cette insécurité. Je ne suis pas d’accord avec ça. Le commerçant qui va vendre les tenues de la police sera vite arrêté. Les patrouilleurs sans ordre de mission ne peuvent plus être acceptés dans les quartiers. Renvoyez-les. Les policiers n’ont pas le droit de demander de la nourriture aux chefs de quartier.»
A l’issue de la rencontre, le général Patience a donné ses numéros de contact et ceux de ses collaborateurs pour toute intervention en cas d’attaque par des bandits.