Matadi: plus de 50 acteurs de la société civile sensibilisés sur l’accord d’Addis Abeba

Ville Portuaire de Matadi. Ph Don John Bompengo

Une cinquantaine d’acteurs de la société civile, des administrations publiques, des services de sécurité et des églises ont été sensibilisées, vendredi 18 avril, sur l’accord-cadre d’Addis Abeba, à Matadi (Bas-Congo). Cet accord, signé en février 2013 par 11 pats africains, devrait permettre la restauration de la paix dans la partie Est de la RDC, en proie à des conflits armés à répétition.

Cette campagne de sensibilisation a été animée par le commissaire provincial chargé d’études et de la planification du Bas Congo, Simon Mboso Kiamputu.

Il a appelé les participants à ce forum à s’approprier ce texte qui, selon lui  ne doit pas resté une affaire des dirigeants ou des acteurs politiques.

«L’accord d’Addis-Abeba est resté jusqu’ici une affaire des hommes politiques et des intellectuels. Aujourd’hui, nous avons pu partager sur le niveau d’exécution de cet accord une année après sa mise en œuvre avec la société civile, les administrations, les services de sécurité, les délégués des églises», a indiqué Simon Mboso.

Il a estimé nécessaire que les accords politiques soient appropriés au niveau de la base. Signé en présence du secrétaire général de l’Onu et de la présidente de la Commission de l’Union africaine, cet accord devrait non seulement statuer sur la nature et le commandement de la force internationale neutre à déployer entre la RDC et le Rwanda mais également obliger les pays de la région à respecter la souverainété de leurs voisins.

Le document avait en outre interdit aux pays extérieurs de soutenir les mouvements rebelles et encourage une série de réformes en vue de l’instauration d’un Etat de droit dans l’Est de la RDC où les institutions gouvernementales sont particulièrement faibles, selon des sources proches du dossier.

Lire aussi sur radiookapi.net: