Revue de presse du mardi 26 septembre 2017
La presse de Kinshasa revient mardi 26 septembre notamment sur le retrait, par le député Grégoire Mirindi, de loi portant organisation et fonctionnement du Conseil national de suivi de l’Accord, à la plénière du lundi.
L’auteur du texte, se conformant au règlement intérieur, a écrit au président de l’Assemblée nationale, quelques heures avant la séance, pour retirer son texte, explique La Prospérité qui rappelle que M. Mirindi avait confectionné cette proposition de loi du vivant d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui était pressenti comme président de cette structure.
Le député trouve inopportun de se lancer dans l’examen de ce texte de grande valeur à trois mois de l’expiration du délai de douze mois accordé par le document de base qui est l’Accord du 31 décembre 2017, note le journal.
Le Phare de son côté fait remarquer que l’action du député Mirindi relève d’une stratégie politique soigneusement préparée au laboratoire de son
parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC). Certains voient en ce retrait de la loi un grand coup signé Vital Kamerhe, analyse le journal.
Le quotidien rappelle qu’ayant été « roulé dans la farine », alors que c’est lui qui aurait été rassuré d’occuper la présidence de cette super structure pour la gestion de la transition, Vital Kamerhe ruminait une revanche.
Il a donc attendu le moment opportun pour la contre-attaque, c’est-à-dire «priver le CNSA des béquilles nécessaires pour assurer son fonctionnement juridique », note le tabloïd.
Avec le retrait d’une proposition de loi qui n’était pas encore endossée par l’Assemblée nationale afin de s’en approprier, il faudra attendre pour trouver un palliatif, conclut le quotidien qui s’interroge sur le temps que prendra l’élaboration de la nouvelle proposition.
Troubles à l’Université pédagogique nationale (UPN)
Forum des As rapporte que des étudiants de l’UPN, protestant contre le non traitement de leurs recours après délibération de la première session des épreuves, ont envahi la rue pour manifester leur mécontentement. Le ton est monté lorsque des étudiants en colère ont barricadé la route de Matadi. Du coup, l’ordre public a été troublé et la circulation, momentanément perturbée, note le journal.
Les manifestants ont endommagé des bus de la société TRANSCO et brûlé certains véhicules des particuliers. Aussitôt alertés, des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), dépêchés sur le site, ont recouru au gaz lacrymogène, avant de tirer en l’air pour dissuader les manifestants.
Dans cette confusion, poursuit le journal, des sources indépendantes ont renseigné que deux élèves touchés par balle perdue, auraient succombé à leurs blessures. Le tabloïd précise qu’aucune source officielle n’a confirmé cette information.
Depeche.cd note que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi, appelle les étudiants au calme. Pour le ministre, tous ceux qu’on peut obtenir dans le désordre, il y a moyen de l’obtenir dans des échanges ou mieux par un dialogue entre les parties.
«Les étudiants doivent faire preuve de retenue, ce sont des intellectuels et non des semeurs de troubles. Je soutiens toujours le dialogue et je ne permets pas les désordres dans les milieux universitaires. Les revendications sont fondées et nous allons trouver des solutions », promet Steve Mbikayi, qui affirme que les négociations sont en cours pour trouver solution aux revendications des professeurs en grève.
Toujours dans le secteur de l’enseignement, Le Phare rend compte du retard enregistré dans le secteur primaire et secondaire et titre : « EPSP : depuis la rentrée scolaire, trois semaines de cours perdues ».
Le journal rapporte que les élèves et les enseignants de la capitale ont été «invités», par des tracts jetés à la sauvette dans les écoles, à la désertion des salles de classe lundi, 25 septembre 2017.
Trois semaines après, constate le quotidien, on n’a pas encore réussi à stabiliser cette rentrée scolaire et qu’on est presque à la case départ avec ces atermoiements préjudiciables au respect du programme scolaire et à l’éducation des élèves.
Décès de Mashako Mamba
La presse de Kinshasa réserve aussi des lignes entières à Léonard Mashako Mamba, député et ancien ministre, décédé dans la nuit du 24 au 25 septembre à Kinshasa.
L’Agence Congolaise de presse qui reprend sa biographie révèle que Mashako a publié 130 articles dans les revues nationales et internationales. Il a fait 240 communications scientifiques lors de congrès nationaux et internationaux dans ses domaines de recherche, rappelle l’Agence.
Forum des As reprend le témoignage du secrétaire général adjoint du PPRD, Tunda ya Kasende : « Mashako Mamba était un scientifique doublé de médecin de renommée internationale. Comme ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, il a réformé ce secteur en menant une croisade sans complaisance contre les universités et Instituts supérieurs non viables. Je rappelle sa fidélité et sa loyauté sans faille au PPRD, dont il a été l’un des militants de première heure ».