décembre 27, 2012, | Denière mise à jour le 27 décembre, 2012 à 10:48 | sous Actualité, La Une, Nord Kivu, Politique.
Mots clés: CNDP, Jean Lucien Busa, M23, MLC
« Il est clair que ceux qui sont partis à Kampala ont perdu le temps et l’argent de la République », affirme Jean-Lucien Busa qui estime que ces pourparlers ne devraient pas porter uniquement sur l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 signés entre le gouvernement et l’ancienne rébellion du CNDP d’où sont issus les rebelles du M23.
L’évaluation de cet accord était la principale revendication du M23 à sa création. Après d’importantes victoires militaires obtenues sur terrain ces derniers mois, le mouvement rebelle a élargi ses revendications aux questions de démocratie, de gouvernance et des droits de l’homme.
Jean-Lucien Busa affirme que « la réduction de la question de l’Est à l’application de cet accord » est l’une des raisons pour lesquelles les groupes parlementaires de l’opposition ont boycotté ces pourparlers auxquels ils étaient pourtant conviés.
A en croire l’élu de l’opposition, l’autre raison de ce boycott serait lié au statut de l’opposition à ces assises.
« On nous a appelés pour être des observateurs et des témoins. Mais avez-vous déjà vu dans le monde des députés et des hommes politiques aller à une discussion politique comme témoins? On n’est pas des rigolos », déclare-t-il, estimant ses collègues de l’opposition et lui ont eu raison de ne pas assister à ces discussions.
« Après deux semaines de villégiature, il n’y a pas eu de solution », lance-t-il, alléguant qu’il n’y avait pas d’opposants à Kampala. Deux députés de l’opposition ont bien pris part à ces assises, François Mwamba et Christian Badibangi. De retour à Kinshasa, ce dernier a déclaré à la presse : « On aurait eu tort de refuser d’aller à Kampala ».
Interrogé sur la récente rencontre entre les députés de l’opposition et le chef de l’Etat Joseph Kabila, Jean-Lucien Busa a affirmé qu’ils ont dit au président de la république que la question de l’Est « est structurelle alors que les réponses qu’on propose sont conjoncturelles ».
« Il faut se poser les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses. Pourquoi les gens en viennent-ils à prendre des armes pour conquérir le pouvoir ? Il y a un lien inextricable entre les questions politiques, sécuritaires, de gouvernance et les problèmes sociaux », estime le député du MLC qui en appelle à un dialogue inclusif et responsable.
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