février 3, 2012, | Denière mise à jour le 3 février, 2012 à 10:06 | sous Actualité.
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Mots clés: MSF, Province Orientale, Trypanosomiase
Plus de trente mille cas de trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil) ont été dépistés en 2011 dans la zone de santé de Ganga-Dingila dans le territoire de Bambessa en Province Orientale. Selon l’ONG Médecins sans frontière (MSF)/Suisse, neuf cent quarante-quatre cas ont été soignés.
Le médecin en chef de la zone de santé de Ganga-Dingila, Dr. Amissi Bingunga, explique que les cas élevés de trypanosomiase sont dus à la présence de grands foyers de cette maladie à Ango et Doruma, encore en activité dans les périphéries de sa juridiction suite à «la négligence accrue de l’Etat congolais.»
Le président de la société civile évoque pour sa part une lenteur manifeste dans la prise en charge des malades.
Selon lui, MSF/Suisse ne compte qu’une seule structure de soins contre cette maladie. Il s’agit de l’hôpital général de référence de Dingila dont la capacité d’accueil est de vingt-trois lits dans le pavillon de trypanosomés.
Plusieurs autres malades du deuxième degré sont souvent renvoyés chez eux par manque de place à l’hôpital.
Le syndicat national des médecins (Synamed)/ Province Orientale, appelle le gouvernement congolais à prendre sa responsabilité en mettant beaucoup de moyens dans la lutte contre cette maladie.
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Les gouvernants Congolais sont bien expéditifs pour arrêter des opposants et les incarcérer. Ils sont plus intéressés par le pouvoir, les honneurs et tant d’autres vanités mondaines. Cependant le bien-être de la population ne les intéresse pas .
Il y a un ministre de la santé, des députés nationaux et même provinciaux. Et ces gens sont rémunérés avec l’argent du peuple congolais, qu’ils aient ou non la double nationalité ou des nationalités douteuses. Et ce peuple souffre encore de trypanosomiase au jour d’aujourd’hui sans qu’il n’y ait intervention rapide de la part des « élus » et des « promus ». Leurs discours électoraux, dépourvus de plan d’action, sont ici mis à l’épreuve. Ne fût-ce que par humanisme, ne peuvent -ils pas rétrocéder de ce qu’ils ont pris à la population des ressources pour soigner et endiguer ces calamités?