Ces ONGs affirment qu’elles ne reprendront leurs activités que si la sécurité est garantie sur le tronçon Runingu-Katobo, dans les hauts plateaux, près de la cité d’Uvira. Elles ont écrit mardi au conseil local de sécurité pour que ce dernier fasse aboutir les enquêtes sur 2 embuscades tendues en mars et au début du mois d’avril contre leurs véhicules, rapporte radiookapi.net
Les deux embuscades avaient ciblé principalement les ONGs qui interviennent dans les programmes d’appui aux centres de santé, de sécurité alimentaire, de distribution de kits des non vivres et scolaires, et de réhabilitation des routes. Cette semaine, toutes les équipes de ces ONGs se trouvant sur le terrain ont fermé bagages, jusqu’à ce que lumière soit faite sur les embuscades contre le personnel et les véhicules. Au cours d’une concertation mardi avec les autorités locales, ces dernières ont affirmé avoir identifié les présumés auteurs de ces incidents . Il reste à la hiérarchie de donner l’ordre de mettre la main sur eux, a déclaré pour sa part l’administrateur du territoire d’Uvira.
Selon le conseil local de sécurité, les suspects seraient un groupe Maï-Maï. La même source indique que les FARDC ne peuvent pas arrêter des éléments d’un groupe signataire de l’acte d’engagement de Goma, un cadre protégé par la Monuc. Mardi, la Monuc a été claire à sujet. Selon elle, les embuscades constituent un acte criminel et non militaire et méritent d’être sanctionnées.