Le ministre congolais des Mines a interdit toute extraction des minerais dans ce territoire depuis le 22 février dernier. L’exploitation illégale des carrières minières se poursuit néanmoins. La population de ce territoire appelle le gouvernement à stopper ce trafic, rapporte radiookapi.net
Les habitants de Walikale ont dénoncé cette exploitation illégale au cours d’une rencontre ténue dimanche à Goma. Ces ressortissants affirment que cette fraude ne profite ni aux autochtones, ni au trésor public, car les minerais transitent désormais par des voies frauduleuses pour d’autres provinces. Selon la même source, au moins 7 services de l’Etat ne fonctionnent plus. Ces services percevaient des taxes sur étalage des minerais pour le compte des entités territoriales et la province, à la piste d’atterrissage de Kilambo et au centre commercial de Mubi. Depuis le mois de février, aucun avion transportant des minerais n’a atterrit sur place.
Entre-temps, un trafic illégal de la cassitérite de Walikale continue. Pour l’honorable Gilbert Kalinda, député national ressortissant de Walikale, le gouvernement doit vite agir. « Formellement, on a seulement privé la population de Walikale. Pour quel intérêt ? Aujourd’hui, à Amisi, vous allez rencontrer la cassitérite qui arrive de Walikale par des voies que l’on ne connaît pas. Nous voulons que le gouvernement nous dise vite quelles sont les mesures d’organisation. Si le gouvernement ne le fait pas à temps, il y a un risque que la population se prenne en charge et désobéisse à ce que le gouvernement a dit, ce qui ne serait pas du tout intéressant. Les [habitants] sont dans une trop grande pauvreté. »
Le ministre provincial des Mines, Djuma Balikwisha, se dit au courant de cette situation. Selon lui, deux tonnes de minerais de Walikale, qui ont transité par la province du Maniema, avaient été saisis il y a deux semaines à l’aéroport de Goma. Ce dossier est donc géré au niveau du ministère provincial des mines.