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Le recrutement des magistrats civils et militaires se clôture ce lundi 19 octobre 2009 sur toute l’étendu de la République démocratique du Congo. 13 mille candidats prennent part à ce concours, mais seulement mille sont attendus pour être embauchés par pallier de 500 pour 2010 et 500 autres pour 2011. Ce concours est organisé par le Conseil supérieur de la magistrature sur fonds propres du gouvernement. Et en attendant les résultats, on enregistre déjà des réactions de la part notamment des Ong de défense des droits de l’homme en rapport avec la manière dont ce concours est organisé. La première est celle de l’Asadho, Association africaine de défense des droits de l’homme, qui apprécie la prise en charge de ce concours par le gouvernement. Mais en même temps, le président de cette ONG, Jean-Claude KATENDE craint que l’absence d’autres partenaires dans l’organisation de ce recrutement ne puisse favoriser des cas de corruption et autre favoritisme. rn« L’organisation du test de recrutement des magistrats est une bonne chose mais seulement nous souhaitons que ce test se passe dans toute transparence », déclare de son coté l’Ong Action Contre l’Impunité pour les Droits humains, ACIDH. Emmanuel Umpula, directeur exécutif de cette ONG souhaite également que les magistrats issus de ce test soient en mesure de combler le vide au sein de la magistrature congolaise.
Pour sa part , le ministre de la Justice rassure. BAMBI LUZOLO indique que le gouvernement veille à la transparence de ce concours. Il a mis en garde les récipiendaires contre la tricherie et la corruption au risque de se retrouver en prison dans le cadre de la tolérance zéro. rnNotons que l’Intersyndicale des magistrats du Congo pense que le nombre de magistrats actuellement recrutés n’est pas suffisant vu l’étendue du pays. Il souhaite voir le gouvernement disposer des moyens nécessaires pour la formation de plusieurs magistrats au fur et à mesure. Sachez qu’en termes des besoins réels de pourvoi dans la magistrature, le Conseil supérieur de la magistrature estime qu’il faut 2500 magistrats, soit 100%. Les mille recrutés ne représentent qu’environ 40%, affirme-il.
-Quel bilan dresser à la fin de ce concours de recrutement ?
-Quel dispositif le gouvernement met en place pour améliorer les conditions de travail dans la magistrature ?
Invité
-Me Ruffin Luko, Conseiller juridique et Porte-parole du Ministre de la justice du gouvernement central.
-Me Lumeya Dhu Maleghi, Député national de l’opposition et président du groupe parlementaire des chrétiens démocrates à l’Assemblée nationale.
-Jean-Claude Katende, Président national de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho).