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Le procureur de la République près le parquet de grande instance de Kipushi, Désiré Kitoko, a organisé vendredi 20 et samedi 21 avril des séances de sensibilisation à l’intention des officiers de police judiciaire, des autorités politico-administratives et coutumières du territoire de Kipushi. Objectif : les impliquer dans la lutte contre les violences sexuelles.
Parmi les mesures prises pour rendre plus sévère le traitement des violences sexuelles, Désiré Kitoko cite le refus d’accorder la liberté provisoire aux auteurs de viol.
« En cette matière, la qualité officielle ne joue pas, c’est-à-dire que l’on soit magistrat, député, commissaire de district, administrateur du territoire », a-t-il souligné.
Pour ce haut-magistrat, cette interdiction de mise en liberté provisoire fait partie des « nouvelles techniques pour lutter contre les violences sexuelles ».
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