
L’arrestation de l’influenceuse Denise Mukendi Dusauchoy en Tanzanie et son extradition vers la RDC continuent de susciter des réactions dans tous les sens. Certains jugent la procédure irrégulière, d’autres soutiennent tout à fait le contraire.
L’influenceuse congolaise se trouve déjà à Kinshasa pour faire face à la justice de son pays, selon des sources proches du ministère de la Justice.
Interrogé par Radio Okapi, l’avocat Paul Okito a jugé illégale cette procédure d’extradition qui, selon lui, a violé les droits fondamentaux ainsi que plusieurs principes du droit international. Il estime que le Gouvernement tanzanien a agi de manière expéditive, sans avoir étudié en profondeur le dossier judiciaire de la dame poursuivie :
Légalité respectée
De son côté, l’avocat Manix Iyenda, président du Mouvement national socio-politique dénommé « Les volontaires de la République » note cependant que la procédure de l’extradition de Denise Disauchoy a été bel et bien respectée, la République démocratique du Congo et la Tanzanie ayant signé un accord d’extradion de tous les sujets faisant l’objet d’une poursuite judiciaire.
Manix Iyenda ajoute enfin que l’influenceuse Denise Disauchoy a été extradée pour continuer la poursuite d’un dossier judiciaire pendant afin qu’elle soit jugée conformément aux lois de la République :
Trois commissions rogatoires en Belgique
La Justice congolaise rappelle que cette procédure s’inscrit dans des démarches engagées depuis 2025. En octobre et novembre de cette année-là, le Procureur général près la Cour de cassation avait transmis trois commissions rogatoires internationales aux autorités judiciaires belges.
Ces requêtes concernaient plusieurs dossiers ouverts au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, impliquant notamment Denise Dusauchoy et d’autres personnes. Des mandats d’arrêt internationaux avaient également été émis dans le cadre de ces procédures.







