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Les élèves de l'Institut de Béni sensibilisés sur les valeurs de l'acte de naissance. Nord-Kivu, le 11février 2022.<br />Radio Okapi.Ph/Marc Maro Fimbo](https://photos.radiookapi.net/picture/20220211102544406062_Les_eleves_de_lInstitut_de_Beni_sensibilises_sur_les_valeurs_de_lacte_de_naissance._Ph_Radio_Okapi_Marc_Maro_Fimbo.jpg?imgmax=500)
Les élèves de l'Institut de Béni sensibilisés sur les valeurs de l'acte de naissance. Nord-Kivu, le 11février 2022.
Radio Okapi.Ph/Marc Maro Fimbo
Les activités scolaires ont repris, mardi 11 octobre, dans les écoles de Butuhe ( Béni), un jour après la paralysie qui y a été observée.
Selon des sources sur place, tout est parti de l'arrestation d'un enseignant de l'école primaire Butuhe par deux policiers et trois militaires alors qu’il dispensait le cours.
Opposés à cette arrestation, les écoliers ont lancé des cris d’alerte à leurs collègues des écoles voisines pour qu’ils leur viennent en aide.
Au même instant, un militaire a tiré un coup de feu en l’air pour tenter de disperser la foule.
Cette situation a non seulement paniqué la population, croyant à une attaque des miliciens, mais aussi paralysé les activités scolaires dans cette contrée du Nord-Kivu.
Les mêmes sources révèlent que l’arrestation de cet enseignant serait liée à un conflit familial.
En début de soirée, l’incriminé a été relâché quelques heures après avoir été détenu dans un campement militaire de Butuhe.
Pour sa part, le président de la société civile du groupement Malio, Maombi Kahongya, a appelé les autorités à se saisir de cette affaire pour que justice soit faite au regard du trouble à l’ordre public, causé par ces forces de sécurité.
Radio Okapi a tenté en vain d’avoir la réaction des responsables de l’armée ou de la police à ce sujet.