Plus de onze mille réfugiés sud-soudanais occupent depuis le début de l’année 2016 plusieurs localités du territoire de Dungu (Haut-Uele) et «vivent dans des conditions humanitaires désastreuses», a alerté Caritas/Dundu dans un rapport publié dimanche 17 avril, au terme d’une mission d’évaluation qu’une délégation de cette ONG a effectuée dans les villages affectés par cet afflux des réfugiés sud-soudanais.
D’après ce document de la Caritas, les villages suivants du territoire de Dungu font face à l’arrivée massive des réfugiés sud-soudanais fuyant les conflits interethniques dans leur pays: Diagbe, Doruma, Gangala, Masombo, Bangalou, Sugba et Bitima.
La présence de ces réfugiés rend également la situation humanitaire des autochtones difficile. Ces réfugiés sud-soudanais débarquent dans la région dans un état de dénuement total et vivent dans des familles d’accueil, ajoute le rapport.
Caritas/Dundu souligne par ailleurs le fait que ces localités font face à la sécheresse. 8 salles de classe et 788 cases des paysans ont déjà été incendiés dans des feux de brousse provoqués par cette sécheresse. Au total, 2.777 personnes, dont les réfugiés sud-soudanais, se sont retrouvées sans abris à cause de ces incendies.
L’ONG catholique lance un appel à la communauté humanitaire, aux autorités compétentes et aux personnes de bonne volonté pour apporter leur assistance urgente à la population du diocèse de Dungu-Doruma, qui fait non seulement face à la sècheresse mais également à l’afflux des réfugiés.
Les sinistrés cherchent surtout la nourriture, les articles ménagers essentiels, l’accès à l’eau potable, l’assainissement du milieu et la reconstruction de l’habitat, renseigne la même source.