Isangi : des prisonniers évadés mènent des représailles contre la police

Une vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don John

Des prisonniers évadés des prisons du parquet de grande instance de Yangambi et des cachots de la police à Isangi (Province Orientale) mènent des actions de représailles contre la police. Selon la Société civile et l’antenne locale de l’ONG Groupe Lotus pour la défense des droits de l’homme, plus de 25 cas de représailles ont été enregistrés. Dans un communiqué de presse publié vendredi 11 juillet, cette structure demande aux autorités de prendre des mesures face à cette situation.

Le dernier cas de représailles remonte à deux jours au village Bolama. Selon les témoignages recueillis sur place, un présumé voleur à mains armées, évadé lors de son transfert au parquet de Yangambi, accompagné de complices, a attaqué de nuit le sous commissariat et la résidence du commandant de la Police.

Le commandant du sous commissariat a été blessé au cours de l’attaque. Des policiers et des membres de leur famille se sont enfuis loin de chez eux.

D’après le président de l’antenne Basoko du Groupe Lotus, ce présumé voleur collabore avec les militaires incontrôlés en provenance de la province voisine de l’Equateur.

Les autorités coutumières locales accusent ces militaires de se livrer à des actes de torture, des pillages et extorsions de biens de la population.

Avant cette dernière attaque, un autre voleur évadé de la prison de Yangambi avait cambriolé la maison des religieux et plusieurs maisons dans plusieurs quartiers. Selon l’abbé économe du diocèse d’Isangi, cet évadé de prison se vante publiquement de ses actes, sans en être inquiété.

La société civile de la Tshopo dit avoir enregistré en tout 25 cas de vols et viols commis à Basoko, Isangi, Yangambi et dans les villages alentours.

Plusieurs officiers de police judiciaire reconnaissent cette multiplicité d’actes de violences. Pour le commandant de la police nationale congolaise de Basoko, la solution à ce problème passe par la reconstruction des prisons et cachots de la police.

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