La plateforme « Agir pour les élections transparentes et apaisées » (AETA), regroupant une vingtaine d’ONG, a appelé dimanche 29 janvier les acteurs politiques à s’engager dans un dialogue afin de résoudre la « crise post-électorale. Pour les membres de cette plateforme, le pays ne peut pas évoluer sur fond « d’incertitude et de mécontentements non résolus ».
Le secrétaire exécutif de l’Aeta, Jérôme Bonso, prévient qu’on ne peut construire une démocratie sur le socle d’un processus électoral biaisé.
« Nous nous sommes rendus compte que la crédibilité interne et externe [du pays] semble être affaiblie. Tout d’abord, il faut que le principe du dialogue puisse être accepté », a-t-il indiqué.
Affirmant ne pas vouloir faire de procès d’intention à l’une ou à l’autre des parties impliquées dans le processus électoral, Jérôme Bonso déclare que ce serait « un crime , sur cette terre, au 21ème siècle » , qu’un individu, groupe d’individus ou association soit « hostile au dialogue ».
Contestant les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre, l’opposant Etienne Tshisekedi arrivé deuxième (32,33%) derrière Joseph Kabila (48,95%) se considère comme le président élu.
Dans son rapport final sur son observation du déroulement des élections du 28 novembre, la Voix des sans voix avait plaidé pour l’instauration d’un dialogue entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi pour la gestion consensuelle du pays.
Certains partis de l’opposition proposent une médiation internationale.
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