La décision a été prise par la direction nationale de la Commission électorale indépendante (Cei) le 27 février dernier. Un intérimaire vient d’être installé avec pour mission de conduire le reste du processus électoral dans la province de l’Equateur, rapporte radiookapi.net
Selon Me Stanis Ndwite, conseiller au cabinet du président de la Cei et chef de la délégation venue signifier cette décision à Mbandaka, la mesure fait suite aux présomptions de détournement et de malversation financière par le coordonnateur Albert Mayoka. « Il y a un certain nombre des faits qui sont mis à sa charge et ces faits sont contenus dans la décision qui le révoque », a-t-il déclaré sans donner d’autres détails. Pour sa part, Albert Mayoka se soumet à la décision de la haute hiérarchie de la CEI en attendant l’aboutissement de l’enquête. Néanmoins, il ne reconnaît pas les griefs dont il est reproché. Il estime qu’il est victime d’une politisation de son dossier. « Pendant qu’il y avait des frais de fonctionnement, chaque mois pendant les opérations passées, je n’ai jamais été reproché, je n’ai jamais reçu un dossier disciplinaire. Quand on me parle maintenant de la mauvaise gestion, ça m’étonne. Je troue que c’est une grande contradiction. Je ne parlerais pas d’un règlement de compte, mais comme je le dis, c’est une très haute politisation de mon dossier, peut-être pour un meilleur repositionnement par rapport à l’avenir », a expliqué le coordonnateur limogé. Par ailleurs, la chargée de l’inscription d’électeurs et de candidats, Pauline Ilonga a également été frappée par la sanction.