Une centaine d’infirmiers ont organisé mardi, dans la capitale, une marche pacifique pour dénoncer les agressions dont, d’après eux, ils sont victimes dans l’exercice de leur fonction de la part des services de l’Etat, notamment de la police, rapporte radiookapi.net
La marche est partie de la gare centrale avec comme point de chute le ministère de l’Intérieur. « Nous voulons la sécurité », « Nous les soignons, mais ils nous maltraitent et nous tuent ». Tels étaient les propos tenus par les manifestants. L’un d’eux a précisé que lorsqu’un policier perd un membre de sa famille, il s’en prend au personnel soignant comme si ce dernier était responsable de l’irréparable. Certains feraient même usage des armes à feu, selon la même source.
A l’issue de la marche, les infirmiers ont déposé un mémo au ministère de l’Intérieur, décentralisation et sécurité. Celui-ci a été réceptionné par le directeur de cabinet, le colonel Kabengele. « En ce qui concerne les recommandations du mémo ici présent, le ministre d’Etat en prendra connaissance dans les heures qui suivent sitôt qu’il aura été au bureau. Ensuite, on l’examinera dans le cadre de la commission permanente interministérielle politique, sociale et culturelle, et après cela, on prendra toutes les mesures qui s’imposent, parce qu’on ne peut pas laisser impunis des cas d’atteinte à la liberté ou à l’intégrité physique d’un citoyen de ce pays », a-t-il expliqué.