Mines antipersonnel : « la situation est moins critique qu’on ne le pense », selon les Nations Unies

La journée du 04 Avril est consacrée à la journée internationale des mines antipersonnel. A Kinshasa, une manifestation est organisée à l’hôtel Memling. Selon Harouna Ouedraogo du centre de coordination de la lutte antimines des Nations Unies, la situation de la RDC n’est certes pas catastrophique mais il reste encore beaucoup à faire, rapporte radiookapi.net

Pour le directeur de programme de la lutte contre les mines antipersonnel, le problème se situe au niveau de l’impact des mines sur la vie de la population : « La situation est loin d’être critique quand on pense à des pays comme l’Angola ou le Mozambique. Mais le problème n’est pas tellement en terme de nombre de mines. C’est qu’il y a une nette augmentation aussi bien au niveau des opérateurs qu’au niveau des aides financières. Il y a beaucoup plus de contribution. Mais le problème se pose surtout en terme de l’impact que ces mines peuvent avoir sur les populations. La présence d’une seule mine, faut-il le rappeler, peut empêcher toute une population, tout un village, d’utiliser des zones. Il reste encore beaucoup à faire. Il reste à avoir plus exactement une idée du problème au niveau de la RDC. Il reste également à enlever et à dépolluer beaucoup de zones aussi bien au Katanga, au Sud Kivu, au Nord Kivu, qu’au niveau de ka province du Maniema ou de l’Equateur. Particulièrement pour ce qui est des engins non explosés, nous pensons que plus nous aurons des moyens, plus nous pourrons le faire. »