Cinq mois après sa déclaration officielle, l’épidémie de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo reste active et meurtrière en République démocratique du Congo (RDC). Dans une publication, jeudi 15 octobre, sur son site officiel, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait état de 9 144 cas confirmés et de 4 410 décès. La flambée touche désormais 7 provinces et 65 zones de santé dans l’est du pays.
Après une expansion rapide en juillet et août, l’épidémie évolue de manière contrastée selon les territoires, note l’organisation l'OMS. Les baisses observées dans certaines zones sont suivies de nouveaux rebonds ailleurs, sans recul durable de la transmission à l’échelle du pays.
L’Ituri demeure la province la plus touchée, avec plus de 70 % des cas confirmés recensés depuis le début de la flambée. Si certaines zones de santé y enregistrent un ralentissement, la circulation du virus reste active au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé.
L’OMS précise que des cas sporadiques continuent également d’étendre la portée géographique de l’épidémie. Cette évolution inégale complique les efforts de riposte et impose de maintenir la vigilance, même dans les zones où le nombre de nouvelles infections diminue.
L’organanisation précise que les retards dans la détection des cas, les difficultés à retrouver les personnes ayant été en contact avec les malades et les obstacles à la prise en charge continuent de compliquer l’interruption des chaînes de transmission.
La mobilité des populations, l’insécurité et l’accès difficile à certaines communautés entravent également les interventions sanitaires. Au Nord-Kivu, les capacités de prise en charge sont particulièrement sous pression : les lits réservés aux cas suspects sont presque saturés et les moyens de transport par ambulance restent limités.
Ces contraintes favorisent le maintien de la transmission et la réapparition de cas dans des zones déjà touchées.
Un deuxième cas confirmé au Kenya
La propagation du virus dépasse désormais les frontières congolaises affirme l’OMS, qui rapporte que les autorités kényanes ont annoncé mercredi 14 octobre la confirmation d’un deuxième cas d’Ebola, une semaine après la détection d’une première infection.
Le nouveau patient, un homme de 39 ans, est un membre de la famille du premier malade, décédé le 5 octobre dans un hôpital de Nairobi.
Cette nouvelle contamination renforce les préoccupations liées à la propagation régionale du virus et souligne l’importance de la surveillance sanitaire transfrontalière, rappelle l’OMS.








