Le coordonnateur de la Société civile du Congo (SOCICORDC), Kelvin Bwijа, salue ce lundi 12 octobre la reddition de plus de 80 combattants de groupes armés enregistrée au cours des trois derniers mois dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon ce défenseur des droits humains, ces redditions concernent notamment des éléments de l’AFC/M23, de Twiraneho, de Red Tabara et de leurs alliés.
Cette évolution intervient alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leurs opérations dans plusieurs zones affectées par les conflits armés. Certains combattants ayant déposé les armes évoquent les conditions difficiles vécues au sein de leurs groupes, selon les informations communiquées par les acteurs de la société civile et les autorités militaires.
Plusieurs redditions signalées en septembre et octobre
Selon Kelvin Bwijа, treize combattants se sont rendus aux FARDC le 26 août à Abala, Kimeti et Mulima, dans le Sud-Kivu.
Le 9 septembre, à Uvira et à Fizi, vingt-trois combattants ont été neutralisés et onze autres se sont rendus aux forces gouvernementales. Le 14 septembre, quatre combattants ont également été neutralisés, tandis que quatorze autres se sont rendus aux FARDC à Mukoko et à Mulima, en provenance de Rugezi.
Au début du mois d’octobre, d’autres redditions ont été signalées dans les deux provinces. Le 3 octobre, trente-huit combattants, ainsi que deux autres préalablement capturés, en provenance de Katogota et de Point Zéro, ont été signalés auprès de la 33ᵉ région militaire au Sud-Kivu.
Le même jour, au Nord-Kivu, vingt-neuf combattants se sont rendus aux FARDC, tandis que dix autres ont été capturés auprès de la 34ᵉ région militaire.
Le 6 octobre, seize combattants se sont rendus aux FARDC à Abala, Kabadja et Nyaruhinga, dans les Hauts Plateaux du territoire de Fizi. Un autre combattant a été capturé. Deux autres membres de Twiraneho ont également été capturés à Kamongola, selon la même source. Le porte-parole de l’opération Sokola 2 Sud-Kivu a confirmé les informations relatives aux redditions enregistrées dans cette zone.
Ces redditions interviennent dans un contexte d’opérations militaires menées par les FARDC et leurs alliés dans les Hauts Plateaux de Fizi et d’Uvira, selon l’armée qui affirment chercher notamment à reprendre le contrôle de plusieurs positions, dont Point Zéro et Rugezi, dans les environs de Minembwe.
Pour la la société civile ces redditions constituent un élément à prendre en compte dans l’évolution de la situation sécuritaire dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu et les zones environnantes.
L’armée avait confirmé ces redditions
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avaient annoncé, mercredi 7 octobre, la reddition, la veille, de 17 combattants de la coalition AFC-M23/Twiraneho dans les Hauts Plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Selon l’armée, ces redditions avaient eu lieu à Abala, Nyaruhinga et Kabanja. Un autre combattant avait été capturé lors des combats dans cette région.
Le sous-lieutenant Reagan Mbuyi, porte-parole de l’opération Sokola 2 Sud-Kivu, avait indiqué que parmi les combattants qui s’étaient rendus figurait un jeune civil kidnappé à Goma, au Nord-Kivu, puis recruté de force par le M23.
L’armée avait également signalé la présence de plusieurs enfants âgés de 14 à 16 ans parmi les 17 combattants qui s’étaient rendus. Selon le sous-lieutenant Reagan Mbuyi, « ces mineurs enrôlés dans la rébellion affirmaient avoir souffert dans la brousse après avoir été attirés par de fausses promesses ».
Ces redditions étaient intervenues quelques jours après celles de 27 combattants de l’AFC-M23 au Nord-Kivu. Venus notamment des territoires de Masisi, Walikale et Lubero, ces combattants s’étaient rendus après des attaques contre des positions des FARDC, que l’armée avait affirmé avoir repoussées.








