La population de Kalemie est confrontée à une pénurie d’eau potable à la suite du manque d’électricité qui affecte la ville et ses environs depuis le 3 octobre. Cette situation pousse de nombreux habitants à s’approvisionner dans le lac Tanganyika et la rivière Lukuga pour couvrir leurs besoins quotidiens en eau.
Selon la Société nationale d’électricité (SNEL), cette interruption est due à une panne survenue à la centrale hydroélectrique de Bendera, principal site qui alimente la ville de Kalemie en énergie électrique. L’entreprise a annoncé l’arrêt du groupe turbo-alternateur numéro 2 afin de procéder au reconditionnement d’une pièce appelée roue Pelton.
La coupure prolongée de courant a également des répercussions sur la desserte en eau de la REGIDESO dans plusieurs quartiers de la ville. Faute d’approvisionnement régulier, les habitants sont contraints de se tourner vers des sources d’eau non traitées.
Nathan Mugisho, coordonnateur de l’association Umoja ni Nguvu, s’inquiète des risques sanitaires auxquels la population est exposée.
« L'eau étant devenue trop rare, la population de Kalemie se ravitaille au niveau du lac Tanganyika avec tous les risques possibles de maladie. Également aussi sur la rivière Lukuga, on voit toutes les couches de la population descendre les avenues. Les bidons y sont nombreux pour puiser de l’eau. Malheureusement, de l'eau impropre à la consommation », témoigne-t-il.
La centrale hydroélectrique de Bendera, construite à l’époque coloniale, est aujourd’hui considérée comme vétuste. Face à cette situation, la SNEL assure que le courant sera rétabli dans un délai de dix jours après la fin des travaux en cours.
Par ailleurs, une délégation de la SNEL venue de Kinshasa séjourne actuellement à Kalemie dans le cadre de la mise en œuvre de travaux de grande envergure visant à renouveler les équipements de la centrale de Bendera.
En attendant l’aboutissement de ces interventions, les habitants de Kalemie continuent de faire face aux conséquences combinées du manque d’électricité et de la pénurie d’eau, avec des préoccupations croissantes liées à la santé publique.








