L'exécutif provincial de l'Ituri a confirmé, jeudi 1er octobre, la délocalisation définitive des sites de déplacés de Kigonze et de l'Institut supérieur pédagogique (ISP) du centre de Bunia vers la périphérie.
L'annonce a été faite lors d'un point de presse animé à Bunia par le Groupe d'interaction intercommunautaire pour la pacification et la paix en Ituri (GIIP).
Selon les autorités provinciales, le site de Kigonze abritait près de 19 000 déplacés tandis que celui de l'ISP accueillait environ 13 000 personnes.
Le gouvernement provincial justifie cette décision par des impératifs sécuritaires. D'après les autorités, ces sites, situés dans la ville de Bunia, pourraient être exploités par des groupes armés comme lieux de refuge.
Situation des déplacés de Kigonze
Depuis le bouclage sécuritaire du site de Kigonze le 20 septembre dernier, plusieurs milliers de déplacés ont quitté cet espace. Certains sont hébergés par des familles d'accueil tandis que d'autres se retrouvent sans solution durable de logement, selon des sources locales.
Des leaders communautaires Hema et Lendu réunis au sein du GIIP ont plaidé auprès des autorités pour la recherche de solutions en faveur des personnes déplacées. Toutefois, le gouvernement provincial maintient sa décision de ne pas rouvrir le site.
Projet de transfert du site de l'ISP
Pour le site de l'ISP, l'exécutif provincial envisage un transfert vers la périphérie de Bunia avec l'appui des partenaires humanitaires.
Le vice-coordonnateur du GIIP, Jean-Claude Ngajole, a indiqué que cette décision suscite des préoccupations au sein de plusieurs organisations de défense des droits humains.
Ces organisations rappellent que toute opération de délocalisation des personnes déplacées devrait être préparée en concertation avec les populations concernées et réalisée dans le respect de leur dignité ainsi que des principes du droit international humanitaire.








