La situation humanitaire devient préoccupante dans la province du Haut-Uele. Des milliers de personnes déplacées, qui ont fui les attaques des rebelles ADF, vivent depuis plus de trois mois dans des conditions extrêmement difficiles dans les territoires de Watsa et de Wamba. Elles manquent de nourriture, de soins de santé et d'autres produits de première nécessité. Sans assistance, elles demandent au Gouvernement de rétablir la sécurité afin de pouvoir regagner leurs villages, à la veille de la rentrée scolaire.
Les attaques des rebelles ADF, qui se poursuivent depuis le mois de mai, ont contraint des habitants, estimés à plus de dix mille, à fuir leurs villages dans les territoires de Watsa et de Wamba. Les chefferies d'Andobi, de Kebo et de Mahaa figurent parmi les plus touchées.
La semaine dernière, le chef d'un groupement et ses neuf enfants ont été tués lors d'une attaque attribuée aux ADF.
Selon des sources locales, les déplacés ont tout abandonné dans leur fuite. Ils vivent aujourd'hui dans des conditions très précaires, sans nourriture, sans médicaments et sans aucun moyen de subsistance.
Les familles d'accueil, elles aussi confrontées à la précarité, peinent à leur venir en aide.
Depuis plus de trois mois, aucune assistance du Gouvernement ni des organisations humanitaires n'est parvenue dans ces zones, déplore Joseph Kalema, activiste de la société civile du territoire de Watsa.
À la veille de la rentrée scolaire, ces déplacés expriment leur volonté de rentrer dans leurs villages. Ils demandent au Gouvernement de restaurer la paix et de garantir leur sécurité afin que leurs enfants puissent reprendre le chemin de l'école.
Les menaces des rebelles ADF persistent dans cette partie du Haut-Uele, provoquant de nouveaux déplacements de populations.







