
Une cinquantaine de femmes ayant récemment accouché et leurs enfants sont bloqués depuis environ un mois à l’hôpital FOMULAC de Katana, dans le Sud-Kivu. Elles ne peuvent pas regagner leurs domiciles en raison de factures de soins impayées.
Dans une déclaration dimanche 30 août, le médecin directeur de l’hôpital, Dr Bahati Magadju affirme que les montants restant à payer varient notamment en fonction du type d’accouchement. La facture s’élève à 10 dollars américains (23 000 francs congolais) pour un accouchement normal et peut atteindre 50 dollars (115 000 francs congolais) pour une césarienne.
Le responsable de l’établissement appelle les personnes de bonne volonté à venir en aide aux femmes concernées afin de leur permettre de retrouver leurs familles.
« Avec 10 dollars, une personne peut rester un mois à l’hôpital seulement parce qu’elle n’a pas rendu disponible 10 dollars pour rejoindre les autres enfants qui sont à la maison », explique le Dr Bahati Magadju.
L’hôpital appelle à mieux préparer les naissances
Le médecin directeur invite également les familles à anticiper les dépenses liées à l’accouchement, afin d’éviter que les mères restent hospitalisées faute de moyens financiers.
« La grossesse, c’est un projet. [...] Nous demandons à la population, aux hommes, que chaque fois qu’une femme est enceinte, cela soit considéré comme un projet », plaide-t-il.
Katana se trouve dans une zone du Sud-Kivu contrôlée par la rébellion du M23. Des sources locales rapportent que la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC a fragilisé les moyens de subsistance de nombreuses familles, dont certaines ont perdu leurs biens à la suite de pillages.
L’insécurité dans les périphéries de la zone complique également les activités agricoles de certains ménages, réduisant davantage leurs capacités à faire face aux dépenses de santé, selon les mêmes sources.







