
Plus de cent jours après la déclaration de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, les appels à renforcer la riposte se multiplient. Plusieurs dirigeants africains et organisations internationales demandent une mobilisation accrue des partenaires face à la progression de la maladie.
Les présidents de la RDC, du Burundi, de la Centrafrique et de l’Ouganda appellent notamment les partenaires à accélérer la mise à disposition des financements et à privilégier une riposte dirigée par les pays concernés.
L’OMS demande une trêve humanitaire
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, de son côté, appelé à une trêve humanitaire afin de permettre aux équipes sanitaires d’accéder aux zones affectées par les conflits dans l’est de la RDC.
Selon l’organisation, l’insécurité complique l’accès aux communautés et pourrait favoriser la propagation du virus vers des zones encore épargnées, notamment en raison de l’insuffisance des dispositifs de riposte sur place.
Le pape Léon avait également appelé, quelques jours plus tôt, la communauté internationale à renforcer sa mobilisation contre Ebola.
En RDC, l’épidémie, déclarée il y a plus de cent jours, continue de peser sur le système de santé malgré les progrès enregistrés dans la riposte logistique.
Selon les données citées dans le plaidoyer, plus de 5 500 cas confirmés ont été enregistrés, pour au moins 2 500 décès. Plus de 1 000 personnes ont également été déclarées guéries.
Question:
-Que pensez de l’évolution actuelle de la maladie a virus Ebola et de tout le plaidoyer enregistré cette semaine en sa faveur ?
Invités :
- Docteur Joseph Kakisingi, coordonnateur national des fora des ONGs humanitaires et de développement Conafohd, plateforme regroupant plus de 600 ONGs reparties sur l’ensemble de la RDC.
- Gratien Iracan de Saint Nicolas, député national, élu de la ville de Bunia en Ituri
- Papy Kasereka, chercheur et analyste des questions de crise et de conflits dans l’Est de la RDC. /sites/default/files/2026-08/26082026-p-f-dec-00_web.mp3






