Le panel d'experts de la société civile a saisi, mardi 1er avril, le procureur général près la Cour de cassation pour dénoncer ce qu’il qualifie de « discours d’incitation à la haine » propagé par le vice-Premier ministre des Transports et voies de communication à travers ses meetings de sensibilisation des jeunes pour adhérer à l’armée.
Selon le coordonnateur de cette structure citoyenne, Dieudonné Mushagalusa, les propos de Jean-Pierre Bemba Gombo mettent en mal notamment la cohésion nationale et le vivre ensemble.
« Nous avons suivi des propos susceptibles d’être qualifiés de belliqueux, qui peuvent créer des tensions entre les Bangala et les Baswahili et tous les autres. Il (Ndlr Jean-Pierre Bemba) s’arroge les prérogatives qui ne sont pas les siennes d’attribuer la nationalité, spécialement la nationalité rwandaise à qui il veut et de retirer la nationalité congolaise à celui qu’il pense qu’il ne répond pas à ses prétentions ou à celui qu’il pense qu’il peut retirer cette nationalité », dénonce Dieudonné Mushagalusa.
Pour lui, des discours séparatistes, de haine et de xénophobie sont non seulement condamnables par la constitution congolaise mais aussi contraires à la volonté de vivre ensemble prônée par les Nations unies.
Contacté par Radio Okapi, le cabinet du vice-Premier ministre en charge des Transports et voies de communication promet de réagir plus tard.