Hausse du prix du haricot à la suite des affrontements UPDF-CODECO/URDPC à Fataki


Plusieurs produits de première nécessité, notamment le haricot et l'huile végétale, sont devenus rares dans la ville de Bunia et connaissent une flambée des prix sur le marché local depuis deux semaines. C'est à la suite des affrontements entre les miliciens de la CODECO/URDPC et l’armée ougandaise (UPDF) dans la région de Fataki (Ituri), sur la route nationale numéro 27.
C'est de la région de Fataki que provient le haricot consommé dans la ville de Bunia. Le trafic étant pratiquement suspendu sur la route nationale 27, l'approvisionnement devient difficile. Cette même route relie la ville de Bunia à la cité frontalière de Mahagi  à partir de laquelle d'autres produits  de consommation courante entrent en Ituri.
Ambiance au marché central de Bunia
A l'entrée du bloc des vendeurs de haricot au marché central de Bunia, l'ambiance est morose. Certains dépôts sont fermés par manque de stock. Ceux qui sont opérationnels ne disposent que d'une petite quantité de marchandises. Les vendeurs attribuent cette situation à la dégradation de la sécurité dans la région de Fataki, où les combats entre la CODECO et l'armée ougandaise (UPDF) durent depuis bientôt deux semaines.
Cette rareté du haricot a pour conséquence la hausse du prix.
Un seau de haricot, qui se vendait à 25 000 francs congolais (8.9 USD), se vend actuellement à 35 000, voire 40 000 francs congolais (14.2 USD).
Elisabeth Birungi, vendeuse de haricot, lance un cri d'alarme face à cette situation :  son    
D’autres produits de consommation courante sont aussi devenus rares et chers.
Tels que la pomme de terre et la tomate. Même situation pour des produits d'importation tels que l'huile végétale, dont un bidon de 20 litres se vend actuellement à 31dollars américains, contre 27 dollars il y a quelques semaines.

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