Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a rencontré, ce mercredi 26 mars à Luanda, son homologue angolais João Lourenço. Selon Téte António, chef de la diplomatie angolaise, les deux chefs d’État ont convenu de « maintenir une concertation et des consultations régulières », malgré le retrait de l’Angola de son rôle de médiateur dans le conflit à l’est de la RDC.
Lors de cette rencontre, les deux dirigeants ont réaffirmé les « bonnes relations » entre leurs pays. Concernant le conflit dans l’est de la RDC, ils ont souligné l’importance de poursuivre les échanges dans le cadre des responsabilités actuelles de l’Angola, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine.
Le 11 mars dernier, Félix Tshisekedi s’était déjà rendu à Luanda, où la présidence angolaise avait annoncé des négociations directes entre le Gouvernement congolais et les rebelles du M23. Cependant, le 18 mars, date prévue pour le début des pourparlers, les rebelles du M23 ont refusé de se rendre à Luanda, invoquant les sanctions imposées la veille par l’Union européenne à certains de leurs dirigeants.
Parallèlement, le même jour, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, président du Rwanda, se sont rencontrés à Doha, au Qatar, lors d’une réunion trilatérale organisée par l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Cette initiative a surpris João Lourenço, qui avait prévu de jouer un rôle clé dans les négociations de paix.
La réunion de Doha a eu lieu alors que le dialogue direct entre la RDC et le M23, sous médiation angolaise, était censé débuter. Ce contexte complexe reflète les défis persistants dans la recherche d’une solution durable au conflit dans l’est de la RDC.