A Bukavu, les activités toujours paralysées malgré un calme précaire ce lundi

Un calme précaire règne ce lundi 17 février dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu passée sous occupation des rebelles du M23 il y a quelques jours.

Cependant, les activités socio-économiques sont toujours paralysées. Les maisons de commerce sont fermées, les écoles et les bureaux administratifs ne sont pas opérationnels.

Les institutions financières notamment les banques et autres microfinances ont aussi fermé leurs portes.

Les hôpitaux organisent un service minimum pour assister les malades et prendre en charge les cas d’urgence.

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) par exemple, réfère toutes les personnes blessées par balle à l’hôpital général de référence de Bukavu.

Dans l’avant midi de ce lundi, le boulevard Emery Patrice Lumumba n’a pas connu pas son ambiance habituelle.

Le trafic est presque inexistant, les véhicules s'y comptent au bout des doigts, contrairement à son afflux en temps normal.

Les conducteurs de transport en commun observent encore l'évolution de la situation sécuritaire avant de reprendre normalement leurs mouvements.

Faute de bus et de taxis qui assurent habituellement le transport en commun, les taxis-motos, jadis interdites de circuler sur le boulevard, inondent cette artère principale du centre-ville pour transporter des clients vers leurs différentes destinations.

Entre temps, des curieux s’attroupent aux alentours des maisons de commerce vandalisées et pillées au lendemain de la chute de Bukavu entre les mains des rebelles.

Les radios locales diffusent de la musique à longueur de journée depuis que les autorités politiques et militaires ont quitté la ville. Elles ont suspendu pour l’instant la diffusion de leurs différents programmes rapportent des témoins.

 

 

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