Le directeur de l’école Primaire catholique de Kamako lance un cri d’alarme aux autorités et organismes de bonne volonté. Son appel porte sur la construction des bâtiments et la mécanisation du personnel. Plus de huit ans après son implantation, cette institution d’enseignement primaire est dépourvue de tout, rapporte radiokapi.net
Sur dix salles classes, seules deux sont opérationnelles dans un bâtiment à briques à dobes en construction. Les autres classes sont à peines identifiables. Les écoliers, quant à eux, visibles en groupes de huit et faisant le contour dudit bâtiment, étudient en étant assis à même le sol. Ces élèves ont le regard tourné en direction du maître impayé. Celui-ci se sert d’un tableau d’1m50 accroché à un palmier ou à un manguier.
D’après le directeur de cette institution scolaire, Pascal Tshilunga, l’école est confrontée à des sérieuses difficultés. “Il y a dix portes de classes avec un bâtiment en cours non achevé, des enfants étudient sous les arbres et d’autres sous des capots donnés par l’Unicef “, raconte-t-il. “Ici, les parents ne paient pas les frais comme il le faut et nos dossiers sont en cours d’examen depuis l’année dernière“, poursuit-t-il.
Selon le curé de l’Eglise catholique de Kamako, Abbé Jean Menod Lubiangeni, toutes les démarches entreprises auprès des autorités sont restées vaines et l’Etat, tout en traînant les pieds, ne vient que pour récolter ses frais. Contacté le nouveau chef de division de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel, Constantin Mandjolo, promet de s’atteler sur ce dossier pour une solution rapide.








