Constat fait par Radhoski, un réseau d’ONGs de défense de droits de l’homme, au cours d’une mission de travail dans cette île située au nord de Bukavu. Selon ce réseau, les habitants sont victimes de taxes illégales et autres tracasseries policières de la part des autorités locales, rapporte radiookapi.net
Pour Pierre Bahati Chasinga, secrétaire permanent du Radhoski, chaque personne qui a une parcelle d’autorité dans cette île procède à des convocations qui lui rapportent de l’argent. « Imaginez-vous que le policier ajoute des noms sur la liste de personnes convoquées. Au Sud, on se rend aussi compte d’autres documents qu’on appelle des ordres de mission. On paie un dollar par ordre de mission et on peut exiger jusqu’à dix dollars selon qu’on trouve la victime dans une condition confortable. Les convocations qu’on a vues ne portent pas de motif. Et quand on met un motif, on le libelle : à communiquer sur place ou on écrit, le cas le plus éloquent, chef de poste ANR comme motif. Nous avons été informé d’un autre motif appelé convocation n°3 alors qu’on n’a jamais reçu la première et la deuxième pour qu’on soit obligé de payer les frais de mandat d’amener », explique-t-il







