Il s’agit de 50 condamnés dans le procès de Laurent Désiré Kabila. Ils ont amorcé la grève de la faim ce jeudi pour protester contre leurs conditions de détention, rapporte radiookapi.net
L’information a été livrée par l’ONG de défense des droits de l’homme la Voix des Sans Voix (VSV). Cette organisation affirme que c’est depuis le mois d’octobre que les conditions de détention de ce groupe de prisonniers ont été endurcies. Les évasions enregistrées durant cette période seraient à la base de ce durcissement au Centre pénitencier et de rééducation de Kinshasa (CPRK).
« (…) Ils ne peuvent se retrouver dans la cour pendant longtemps. Hier, un des condamnés a disparu avant que les autorités pénitentiaires ne viennent dans la même soirée retirer deux autres qu’ils ont emmenés à une destination inconnue », a témoigné le vice-président de la VSV Doly Ibefo.
Contacté, le directeur du CPRK a pour sa part tout rejeté en bloc. Pour M. Dieudonné Kitungwa, tous les prisonniers sont traités de la même manière. Au sujet de la grève de la faim, le directeur de l’ex-prison de Makala a rétorqué en rigolant. « Moi je mange une fois par jour chez-moi. Allez-vous considérer que je suis en grève de la faim ? ». «C’est faux et archifaux. Tout ce qu’on leur envoie comme nourriture ne nous retourne pas », a déclaré Dieudonné Kitungwa. « Au moment où je vous parle, des soeurs religieuses sont devant moi. Elles ont amené des boudins de pain. Il n’ y a pas une cellule où ce pain a été retourné », a-t-il renchéri.







