Le président de la Banque mondiale a défendu le projet Inga III à Washington

Le Président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim le 22/05/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a défendu le projet de construction du barrage hydroélectrique Inga III en RDC pour réduire le nombre de personnes privées d’électricité en Afrique. Le continent africain est victime d’”une forme d’apartheid énergétique” qui prive ses habitants de l’accès généralisé à l’électricité dont jouissent les pays du Nord, a-t-il regretté mardi 1er avril à Washington.

« Aujourd’hui, la consommation d’énergie du milliard de personnes vivant sur l’ensemble du continent africain équivaut à ce que la Belgique offre à ses 11 millions d’habitants », a déclaré Jim Yong Kim cité par l’AFP.

« C’est une forme d’apartheid énergétique », a-t-il affirmé.

Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2013, 1,2 milliard d’individus vivent sans électricité dans le monde. Un tiers d’entre eux sont concentrés dans vingt pays asiatiques et africains.

Afin de tenter de réduire ce fossé, M. Kim a défendu un vaste projet de centrale hydroélectrique en République démocratique du Congo pour lequel la Banque mondiale vient de débloquer une aide de 73 millions de dollars. Son coût total est évalué à environ 12 milliards de dollars.

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Baptisé Inga III, ce site pourrait contribuer à faire naître “la plus grande centrale hydroélectrique au monde” d’une capacité totale de 40 gigawatts, a fait savoir le président de la Banque mondiale.

« Ce serait l’équivalent de la moitié de la capacité de production de l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne aujourd’hui », a assuré le dirigeant ajoutant qu’il permettra d’éviter l’émission de “8 milliards de tonnes de carbone sur 30 ans” qu’un projet similaire au charbon aurait provoqué.

Le projet de barrage Inga III, dont la construction doit commencer fin 2016, a toutefois suscité des craintes dans la société civile congolaise, inquiète de son impact sur les populations locales.

Jim Yong Kim a assuré que l’impact environnemental de ce projet et les déplacements de population qu’il provoquera seraient “relativement faibles”.

“Il n’y a aucun doute sur le fait que cela va être difficile (…) Il y a beaucoup d’instabilité dans la région”, a toutefois souligné M. Kim.

(Avec l’AFP)

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