
Le PGR Kabange Numbi entouré des avocats généraux
Tous les magistrats ayant refusé de rejoindre leurs nouveaux postes d’affectation, sans motif valable, sont réputés démissionnaires. Le ton a été donné, mercredi à Kinshasa, par le Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi qui a dit avoir instruit les procureurs généreaux à travers le pays de faire le constat des désertions et de lui en fournir le rapport.
Plusieurs offices judiciaires à l’intérieur la RDC accusent une carence de magistrats. Le cas, notamment, de Kikwit et Bandunduville, dans la province de Bandundu, ainsi que de Gbadolite, à l’Equateur. Cela, à cause, entre autre, du refus de certains magistrats à rejoindre leurs nouveaux postes d’affectation. Si le PGR Kabange Numbi reconnaît qu’il y a eu quelques erreurs dans la dernière mise en place des magistrats, il affirme en même temps que certains beaucoup d’entre eux, régulièrement affectés, refusent d’atteindre les nouveaux postes d’attache et se cramponnent à Kinshasa ou à Lubumbashi. La sanction pèse donc sur ces magistrats là, et le PGR indique avoir instruit les procureurs généraux à faire le constat et de lui fournir un rapport à cet effet.
Deux erreurs ont été constatées dans la dernière mise en place réalisée par le Conseil supérieur de la magistrature, a souligné le haut magistrat du pays. Soit, un magistrat s’est retrouvé dans cette mise en place à deux endroits, soit un autre, nommé par ordonnance au grade de premier substitut du procureur de la République, s’est retrouvé affecté dans un office à un grade inférieur. «Ce sont des erreurs que nous avons commencé à corriger», a laissé entendre le PGR Flory Kabange Numbi. Et de poursuivre : «Mais, il y a de ces magistrats, profitant de ces erreurs, ont carrément déserté leurs postes d’attache pour se retrouver à Kinshasa sous-prétexte de nous adresser leurs recours. Parmi 1400 magistrats, il y en a beaucoup qui sont réellement malades, qui ne peuvent pas quitter Kinshasa, qui ne peuvent pas quitter Lubumbashi. Pour ceux-là, nous comprenons. Mais, pour ceux des magistrats qui ont été régulièrement affectés aillleurs et qui ont refusé de répondre, ou qui ont répondu et prêté serment, et sont encore rentrés à Kinshasa ou à Lubumbashi, la sanction pèse sur eux, parce que j’ai ordonné, j’ai instruit les procureurs généraux de commencer à constater les désertions de ces magistrats-là.»
Réaction du Synamag
Pour sa part, le président du Syndicat autonome des magistrats du Congo (Synamac), le magistrat Sambay Mutenda, on devrait faire la part des choses, sur le principe que les magistrats ont des droits et des obligations. Avant d’envisager toute action disciplinaire dans le cas d’espèce, il faut d’abord s’assurer, estime le magistrat syndicaliste, que des moyens nécessaires ont été mis à la disposition aux jugés mutés afin de rejoindre leurs nouveaux postes. Le président du Synamac explique : «Le magistrat, c’est quelqu’un qui, une fois engagé, une fois dans la carrière, a des droits et des obligations. Si le magistrat est muté, l’obligation première que l’autorité a, c’est de mettre à sa disposition tous les moyens nécessaires pour son déplacement. S’il est marié, il faut qu’on pense, et à lui, et à son épouse, et à ses enfants. Est-ce que le PGR et le procureur général auxquels on a demandé l’application de ces dispositions, ont-ils pensé à cela ? S’ils y ont pensé, Ok, pas de problème. Le magistrat qui a refusé, c’est tout a fait normal que la loi soit appliquée, et il sera réputé démissionnaire. Et dans ce cas-là, nous n’avons rien à dire. S’il n’a rien reçu, aussi bien pour lui-même que pour sa femme et ses enfants, je pense que là, il va s’agir encore de l’arbitraire. »

Ngoy Kasanji, gouverneur du Kasaï Oriental
Le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoy Kasanji, a levé, samedi, la mesure de suspension des agents de carrière de services publics de l’Etat, accusés de détournement de fonds destinés à la paie des professionnels de santé. Il justifie sa décision par l’insuffisance des charges retenues contre les incriminés. Pendant ce temps, un autre comptable public est jeté en prison toujours pour détournement de fonds, rapporte radiookapi.net (Lire la suite…)
Le Réseau Haki na Amani, une plate-forme de défense des droits de l’Homme, a initié, depuis vendredi, une médiation entre les autorités coutumières de la collectivité de Bahema sud et celles de Walendu Bindi. Ces deux entités se disputent les villages de Nombe, de Lakpa et de Lagabe, rapporte radiookapi.net (Lire la suite…)

Kamako, territoire de Tshikapa à la frontière angolaise
Quatre mille cent dix huit Congolais expulsés de l’Angola sont rentrés par Kamako, au Kasai occidental, et ses environs depuis le 1er janvier 2010. Le comité d’accueil des refoulés de l’Angola l’a annoncé à la Commission humanitaire à son arrivée sur place à Kamako, vendredi. Ce comité insiste sur la pérennisation des interventions au regard de l’ampleur de la situation, rapporte radiookapi.net (Lire la suite…)

Rapartiement des réfugiés congolais par le HCR
Plus de 16 000 Congolais ont été rapatriés de la Zambie vers la RDC en 2009, sur plus de 18 000 initialement prévus. Ces chiffres ont été publiés en marge de la 6eme réunion de la Tripartite RDC – Zambie – Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Cette tripartite, relative au rapatriement des réfugiés congolais vivant en Zambie, s’est tenue le 4 et le 5 février à Kinshasa, sur invitation du gouvernement de la RD Congo. A l’issue des travaux, vendredi, la Commission tripartite a noté que la situation sécuritaire qui prévaut dans les zones de retour de Pweto, de Kalemie et de Moba est calme et favorable à la poursuite de l’opération de rapatriement volontaire. Ainsi, pour 2010, le chiffre planifié s’élève à 7 623 personnes à rapatrier, mis à part ceux des réfugiés qui manifesteront le désir de rentrer avant la fin de l’année 2010, rapporte radiookapi.net (Lire la suite…)

Patrice Emery Lumumba, Premier ministre du Congo indépendant
Les congolais se rappellent, le 17 janvier, la mort de Patrice-Emery Lumumba, le tout premier Premier ministre de la République démocratique du Congo. 49 ans après sa mort, le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP) réclame qu’il lui soit décerné, à titre posthume, le prix Nobel de la paix. Ça sera une façon correcte pour la communauté internationale de récompenser ce héros national vu son combat politique, a indiqué le président de ce parti politique, Franck Diongo, dimanche à radiookapi.net (Lire la suite…)

Laurent Désiré Kabila
La République démocratique du Congo a commémoré, samedi, l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, survenu le 16 janvier 2001. Des manifestations commémoratives ont été organisées notamment au Nord et Sud-Kivu. A cette occasion, l’ONG Voix des sans voix (VSV) a dénoncé « la politisation à outrance du procès sur l’assassinat de LD Kabila et l’application discriminatoire de la loi d’amnistie du 19 décembre 2005», dans un communiqué de presse, parvenu samedi à radiookpi.net (Lire la suite…)

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