Kinshasa: des militaires et policiers accusés d’avoir enlevé un membre de la VSV

Simulation d’une arrestation par la police à Kisangani, décembre 2010.

Le directeur exécutif de la Voix de sans voix (VSV), Dolly Ibefo, accuse un groupe de militaires et policiers d’avoir kidnappé, dans la nuit de samedi 2 août, un de ses membres, Honoré Kapuku et dix autres personnes, au quartier Brikin dans la commune de Ngaliema (Kinshasa). Joint dimanche 3 août par Radio Okapi, il a exigé la libération immédiate et sans conditions de ces personnes arrêtées et amenées vers une destination inconnue.

«Notre membre de la VSV, Honoré Kapuku a été enlevé avec 10 autres personnes par les militaires, les uns en tenue militaire et les autres en tenue civile. Ils étaient accompagnés des agents de la police militaire. Ils cherchaient un certain Monsieur Bwese qu’ils ont pu retrouver dans un centre de guérison spirituelle, où Monsieur Honoré se trouvait. Ils les ont amenés vers une destination inconnue», a dénoncé Dolly Ibefo.

Il dit craindre pour la vie des personnes «kidnappées» surtout d’Honoré Kapuku pour sa profession de défenseur des droits humains et de son appartenance à la VSV.

«Si on reproche quelque chose à Monsieur Honoré et les autres qu’ils puissent les déférer devant un magistrat pour un procès équitable», a-t-il poursuivi.

En début juillet dernier, la VSV s’était dit choquée par la tentative d’enlèvement à Lubumbashi de Dadi Bumba Mayalale, épouse de Paul Mwilambwe. Ce dernier est un policier congolais condamné par contumace dans le procès de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Il vit actuellement au Sénégal. Il est considéré comme un témoin clé dans l’affaire de l’assassinat de deux défenseurs des droits de l’homme.

A en croire l’ONG de défense des droits de l’homme, l’épouse de Paul Mwilambwe «n’a eu la vie sauve que grâce à sa résistance et à  l’intervention des passants». Pour Dolly Ibefo, cette tentative d’enlèvement témoignait de la pression exercée sur cette dame.

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