RDC: la brigade d'intervention de la Monusco entame ses patrouilles à Goma

Des militaires tanzaniens de la Brigade d’intervention de la Monusco lors de leur arrivée à Goma (Photo Clara Padovan)

La brigade d’intervention de la Monusco chargée de combattre les groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a commencé à patrouiller avec des effectifs réduits. Le porte-parole des Nations unies, Martin Nesirky l’a annoncé lundi 3 juin à New York.

Environ 870 soldats sur les 3 000 que doit compter la brigade se trouvent déjà à Goma, a précisé Martin Nesirky dans une dépêche de l’AFP. «La brigade a commencé à opérer à Goma, y compris en effectuant des patrouilles de jour et de nuit» avec d’autres éléments de la Monusco, selon la même source.

Le patron des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Hervé Ladsous, avait indiqué récemment que la brigade serait pleinement opérationnelle d’ici la mi-juillet.

La création de cette unité avait été autorisée fin mars par le Conseil de sécurité pour renforcer la Monusco, la plus importante mission de l’Onu dans le monde, forte de 17.000 hommes et chargée de la protection des civils. Dotée d’un mandat offensif, elle doit combattre et désarmer les groupes rebelles dans l’Est de la RDC, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et le Mouvement du 23 mars (M23).

Mais le M23 s’est toujours opposé à la création de la Brigade d’intervention de la Monusco. Pour les rebelles, en votant la résolution 2098, les Nations unies ont opté pour la guerre.

Ce mouvement rebelle se bat contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Les pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion n’ayant toujours pas abouti, les deux groupes se sont de nouveau affrontés, mardi 21 mai dans la matinée à Mutaho dans le territoire de Nyiragongo près de Goma.  Les combats ont entraîné un déplacement de plus de cinq mille personnes.

Les premiers éléments de la brigade étaient arrivés à Goma le 13 mai. Cette unité devrait être composée de soldats tanzaniens, malawites et sud-africains.

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