Ituri: 2 500 infirmiers réclament leurs primes de risque du mois de septembre

Corps d’une victime de l’explosion du camp militaire le 6/03/2012 à l’Hopital Central des Armées de Brazzaville. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Plus de deux mille cinq cents infirmiers réclament le paiement de leur prime de risque du mois de septembre 2012 en Ituri en Province Orientale. Le président de l’Association Nationale des Infirmiers du Congo (Anic) en Ituri a affirmé, vendredi 16 novembre, que la somme nécessaire à cette opération s’élève à plus de quarante huit millions de Francs congolais (soit 53 333 dollars américains). La  ministre provinciale de la Santé, Angèle Uvon évoque l’omission de noms sur les listes. Elle a ajouté que le listing a été actualisé par une commission venue de Kinshasa et qu’une solution sera bientôt trouvée.

Le président de l’Anic/Ituri, Katabano Nyamabo déclare que son district n’a réceptionné que douze millions de Francs congolais (soit 13 333 dollars américains) sur plus de quarante huit millions (soit 53 333 dollars américains) attendus pour cette opération. Il ne comprend pas que les infirmiers du district de l’Ituri aient reçu la prime d’octobre alors que la situation de septembre n’est pas encore été réglée :

« Le commissaire avait écrit au gouverneur pour que la situation soit décantée. Je préviens les autorités, cela doit être fait avant le mois de décembre. Sinon les infirmiers iront en grève », menace Katabano Nyamabo.

Le commissaire de district  de l’Ituri confirme qu’il a reçu une somme inférieure à la somme nécessaire à la paie de la prime des infirmiers. Incapable de procéder à la paie dans ces conditions, il dit avoir restitué l’argent au gouvernement provincial. De plus, il a affirmé qu’il a déjà écrit au gouverneur de la Province Orientale  pour qu’une solution soit trouvée à ce problème.

Ce dernier n’a pas encore répondu. La  ministre provinciale de la Santé, Angele Uvon évoque des omissions sur les listes de paie. Selon elle, une commission venue de Kinshasa est venue actualiser ces listes.

« Beaucoup  de noms ne figuraient pas sur le listing. C’est comme ça que l’argent était confisqué et restitué à la Banque centrale. A tous les niveaux les autorités sont saisies et les démarches sont en cours », assure-t-elle.

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