octobre 30, 2012, | Denière mise à jour le 30 octobre, 2012 à 1:15 | sous Actualité, Équateur, Justice.
Mots clés: BCNUDH, clinique juridique, Droits de l'homme, violences sexuelles
Selon ce projet brésilien, les cliniques juridiques avaient pour mission d’accompagner au moins 60 victimes devant les cours et tribunaux jusqu’à l’obtention des jugements. Celle de Mbandaka n’a pas atteint ce nombre.
Le président de la clinique juridique de Mbandaka, Me François Tshiteya, a expliqué que plusieurs contraintes étaient à la base de cette contreperformance, notamment la lenteur au niveau de l’instruction préparatoire:
«Plusieurs sujets tombent tous les jours au parquet et le nombre des secrétaires chargés de dactylographier les requêtes à diriger vers le tribunal est insuffisant. Et, lorsqu’il y a des dossiers qu’on amène avec les prévenus, la priorité est accordée à ces dossiers-là.»
François Tshiteya a également déploré les évasions de plus en plus fréquentes des prévenus «placés sous mandat d’arrêt provisoire». Selon lui, ces évasions sont dues au fait que «la ville de Mbandaka n’a pas une prison digne de ce nom».
Parfois, de fausses adresses mentionnées sur des procès verbaux d’audition ne permettent pas à la justice de poursuivre les présumés coupables.
Certains parents refusent d’amener leurs enfants en conflit avec la loi devant les juges. Et la loi n’autorise pas ces derniers à les juger par défaut, explique Me François Tshiteya.
La Clinique juridique de Mbandaka a salué le travail abattu par ce projet brésilien, qui a «apporté un soulagement aux victimes» des violences sexuelles dans cette province. Elle a par ailleurs, recommandé aux autorités judiciaires ainsi qu’aux ONG notamment:
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