octobre 2, 2012, | Denière mise à jour le 2 octobre, 2012 à 8:30 | sous Actualité, Nord Kivu, Sécurité, Société.
Mots clés: FDLR, Groupes armés
Dix cas sont sous surveillance médicale, selon un de responsable du centre de santé de Nyakakoma. «Depuis le 24 septembre, nous avons enregistré quatre-vingts cas, dont un décès. C’est un enfant âgé de douze ans de sexe masculin», a-t-il précisé.
Cette situation est liée au manque d’eau potable, la population locale étant obligée de consommer l’eau du lac. Ce responsable a redouté une aggravation de la situation sur le terrain:
«La population consommait l’eau en provenance de la localité d’Ishasha. Mais jusque là, la route est bloquée par les groupes armes. Alors, la population ne sait plus se déplacer de Nyakakoma jusqu’à Ishasha. On pense que cela risque de s’aggraver parce qu’à l’heure actuelle, il n’y a plus de chlore»
Avec la présence des rebelles dans cette région, a expliqué la même source, l’approvisionnement en chlore pose problème. Certaines ONG n’ont plus accès à Nyakakoma. D’autres se sont tout simplement désengagées, suite à la recrudescence de l’insécurité dans cette zone.
Selon les témoignages des habitants sur place, l’insuffisance des latrines dans la zone, facilite la propagation de cette épidémie. Près de vingt ménages se partagent une seule latrine, ont-ils affirmé.
Les milices locales Mai-Mai et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont souvent organisé des attaques dans cette partie du au Nord-Kivu, selon des sources locales.
Des jeunes gens avaient barricadé la route Nyamilima-Ishasha, jeudi 7 juillet dans la matinée. Ils manifestaient contre l’attaque des FDLR, la veille, dans la localité de Nyamilima située à 40 km au nord-est de Rutshuru-centre.
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