Dongo: le HCR rapatrie les ressortissants de la RDC réfugiés au Congo-Bazzaville

La cité de Dongo, Sud-Ubangui, théâtre d’une insurrection en novembre 2009 (RDC)

Le rapatriement des ressortissants de la RDC qui s’étaient réfugiés au Congo-Brazzaville se poursuit dans le secteur de Dongo, dans le territoire de Kungu (Equateur). Une deuxième vague de plus de 323 réfugiés est arrivé, mardi 8 mai, à Dongo-centre, selon le chef de ce secteur.

Les retournés ont reçu des bâches, couvertures, matelas, casseroles, etc., selon la taille de chaque famille. Vingt-cinq enfants scolarisables du niveau primaire ont bénéficié des kits scolaires. Et les femmes en âge de procréer ont reçu des kits pour bébés et des kits pour la construction des abris.

Ils devraient regagner ensuite leurs milieux d’origines à Bozene, Bokonzi, Bomboma et Boyazala. Cinq de ces familles doivent ensuite rejoindre la zone de Lobondo, à 60 Km au sud-est de Dongo.

Cette cérémonie patronnée par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est déroulée en présence de ses partenaires opérationnels à Dongo ainsi que des autorités politico-administratives locales.

Après plusieurs reports, dus aux contraintes d’ordre logistique, le rapatriement des réfugiés congolais vivant au Congo-Brazzaville a débuté le samedi dernier. Le premier convoi comptaient 79 personnes, représentant 14 familles venues de Betou, une localité du Congo d’en face. Parmi ces rapatriés, on comptait 22 femmes et 46 enfants.

Ce premier convoi était accompagné du directeur de la préfecture de Betou, au Congo-Brazzaville et escorté par les éléments  de la Force navale de ce pays voisin de la RDC.

Quant à la sécurité de ces retournés, du port de Dongo au centre  de transit, elle est assurée par la Monusco et la Police nationale congolaise (PNC).

Ces personnes avaient fui les hostilités entre les Enyele et les Monzaya. Ce conflit, qui avait dégénéré en insurrection armée entre 2009 et 2010, avait fait plusieurs morts civils et militaires. Il avait en outre poussé environ cent mille personnes à se réfugier de l’autre côté du fleuve Congo.

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