FM: Kinshasa 103.5 | Bunia 104.9 | Bukavu 95.3 |

Goma 105.2 | Kindu 103.0 | Kisangani 94.8 |

Lubumbashi 95.8 | Matadi 102.0 | Mbandaka 103.0 |

Mbuji-mayi 93.8. Ondes courtes: 11690 Khz (4h-5h GMT)

Des soldats des FARDC pillent la carrière de Mwame à Kasese

mai 20, 2010, | Denière mise à jour le 21 mai, 2010 à 8:04 | sous Actualité, La Une, Maniema.

Envoyer par e-mail | Mots clés: , ,

La cassitérite de Punia attire des hommes en armes

Des militaires des FARDC venus de Kibeleketa, poste situé à 27 kilomètres de Kasese dans le territoire de Punia au Maniema, ont pillé plus de 400 kilos de cassitérite et environ une tonne de marchandises des boutiques, dans la nuit du 17 au 18 mai dans la carrière Mwame Mokota à Kasese. Tout cela sans qu’un coup de feu ne soit tiré.

Un certain Eric Malonga aurait réquisitionné six militaires du peloton de Kibeleketa pour aller réclamer ses dettes auprès de certains creuseurs artisanaux de la carrière Mwame Mokota, rapportent plusieurs sources sécuritaires et la Fédération des entreprise du Congo (FEC)/Kasese.

Arrivés sur le lieu en pleine nuit, ces militaires, toujours selon les mêmes sources, ont commencé à s’exprimer en Kinyarwanda.

Ce qui a créé la panique au sein de la population locale, qui a  pensé qu’elle était attaquée par les rebelles rwandais des FDLR ; comme ce fut le cas à Kalenda, deux semaines auparavant.

Ces habitants ont donc fui, laissant tout derrière eux.

C’est ainsi que ces militaires ont procédé aux pillages cette nuit.

Mais plus tard, les habitants se rendront compte que ceux qui ont pillé n’étaient pas des FDLR, mais plutôt 6 militaires des FARDC du peloton de Kibeleketa conduits par un certain Eric Malonga.

Celui-ci est déjà aux arrêts.

Et le responsable militaire des FARDC à Kasese, joint au téléphone par Radio Okapi, dit attendre les conclusions de l’enquête est en cours.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire ou poser une question : Se connecter

6 commentaires

  1. milunguzangabo dit :

    Chaque individu a droit ala protection et a la vie. Que l’on se penche a ce probleme. Un militaire vient tout de meme d’un civil. Pouquoi doit-il intimidier son pere, son frere, sa mere, sa soeur ?

    Ayons de l’amour pour les autres.

  2. mobutu dit :

    ….Les pillages étaient le résultat de la misère du soldat zaïrois qui ne pouvait plus nouer les deux bouts du mois avec son maigre solde (pour peu qu’il soit payé). …

    Les soldats ou plutot aujourd´hui la soldatèsque de la FARDC ,nos militaires,perpetuent encore de nos jours la philosophie mlitaire intrinsèque instrumentalisée de la force publique coloniale : »Par sa nature ,le civil est à tout égard l´ennemi Nr. 1 du militaire » ou en lingala » moguna ya soda,ye nde sivili. »

  3. riem dit :

    Pour ca ce sont des champions invétérés…

  4. milonga dit :

    C’est vraiment trsite car nos soldats ne savent que piller, cause pour laquelle ils n’ont jamais gagné ne fût ce qu’une guerre et ne sont jamais portés à coeur par nos populations qui les laissent tomber dans les embuscades …
    Cette attitude devrait en principe être sanctionnée avec la dernière énergie mais comme leur chefs ausi s’y melent, impunité.
    De cette façon on ne se fera qu’agresser d’année en année. Changeons de mentalités dans notre cher FARDC

  5. kumabora dit :

    Des militaires de FARDC s’exprimant en « kinyarwanda »! N’est-ce pas paradoxale, Radio Okapi?

  6. jerry dit :

    Una armée indisciplinée
    Jamais vu dans le monde, dans un pays dit sérieux, una armée aussi indisciplinée que la nôtre. Elle est reputée des actes de vandalisme et exactions honteuses. Que dit leur chef face à ce comportement anti-,militaire? On recrute n’importe qui dans l’armée et voilà les conséquences. Une chose que je n’ai jamais compris, c’est que comment on peut intégrer dans l’armée des petits voyous qui ont fait la guerre autrefois et en plus sans formation. Qu’est-ce qu’on peut attendre de tels monsieurs, sinon ds actes comme celui-ci de pillage. Depuis quand l’armée est devenue le métier des voyous. On le voit seulement au Congo et en Somalie. C’est malheureux.

Avec le soutien de :