avril 15, 2010, | Denière mise à jour le 16 avril, 2010 à 7:32 | sous Actualité, Nord Kivu, Politique.
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Mots clés: FDLR, Groupes armés, HCR, RDC, réfugiés, Rwanda
Deux mois après la signature de l’accord tripartite sur le retour des refugiés congolais du Rwanda, aucune préparation matérielle n’est visible sur les sites potentiels d’hébergement. Ce constat a été fait, mercredi à Goma, lors d’une audience publique organisée par le Mouvement intellectuel pour le changement (Mic).
Plus de 53 000 refugiés congolais vivant au Rwanda attendent d’être rapatriés en RDC. La plupart d’entre eux sont originaires du Nord-Kivu.
Pour les intellectuels de cette province, la population locale craint que ce retour ne constitue un autre facteur de conflits et d’instabilité politique dans la province.
Le secrétaire exécutif du Mic, Freddy Nzonga, explique:
Quand on parle de refugiés qui doivent venir du Rwanda, c’est tout un lever de bouclier qui s’en suit. Il faut que les institutions étatiques jouent réellement leur rôle dans la prévention des conflits liés à ce retour. Il y a beaucoup de parties du territoire congolais qui sont occupées par les groupes armés étrangers, notamment les FDLR, interhamwe,… Il ne faudra pas que ces gens rentrent encore et qu’ils se trouvent dans les camps des déplacés.
Pour le ministre provincial de l’Intérieur, Mutete Mundenga, présent à cette rencontre, la commission nationale pour les refugiés (CNR), est à pied d’œuvre pour identifier les refugiés déjà retournés d’eux mêmes dans les territoires de Masisi et Rutshuru.
Pendant ce temps, ajoute-t-il, la vulgarisation des accords tripartites se poursuit pour avoir l’adhésion de toute la population locale.
L’accord sur le rapatriement des réfugiés congolais vivant au Rwanda a été signé le 17 avril 2010 par la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Mutete Mudenga a rassuré que le gouvernement provincial reste toujours impliqué dans ce dossier en attendant les modalités pratiques de l’application de cet accord prévue au mois de mai 2010.
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Maintenant que les elections sont en vue, tous les calculs semblent politiquement permis. Cependant, l’on doit savoir qu’il s’agit des vies humaines.
Peut-on seulement demander a’ ces refugies de faire leur propre choix?
Paradoxe! S’il s’agit de refugies congolais vivant au Rwanda, cela veut dire qu’en rentrant au Congo ils rentrent chez eux; pourquoi devrait-on se faire des migraines pour des gens qui rentrent chez eux? S’il y a insecurite’, mais l’insecurite’ est-la’ contre tout le monde! Ils devront apprendre a’ lutter juste comme les autres citoyens congolais du Kivu!
La Republique n’est pas un gateau qui s’acquiert gratuitement! Il faut se battre pour la conquerir et en etre fier!
Car en fait, c’est parce que seulement nos ancetres parents et nous-meme avons survecu, a’ differente epoque, l’esclavage, le colonialisme et la guerre froide, que nous sommes aujourd’hui fiers de nous sentir Citoyens congolais!
Toute tentative de recherche rune pratique a’ double standard entre citoyens, constitue facilement un pas dans une tres mauvaise direction. Car c’est aussi de-la’ que provient la stigmatisation avec comme horible consequence, la marginalisation.
Aux tenants du decoupage, la situation du Kivu devrait interpeller la conscience nationale. Le decoupage du Kivu, qui fut un essai d’apres le comite’ central du Parti Etat, devrait nous pousser a’ reflechir profondement et analyser a’ la loupe les effets imprevisibles pouvant venir avec un decoupage territorial.
A l’epoque du Grand Kivu, tous les Kivuciens semblaient bien contents et fiers de leur province. La diversite’ ethnique constituait une richesse et une identite’ propre selon les finalite’s…
Depuis le decoupage, alors qu’on s’attendait que les gens aimeraient de se retrouver entre tres peu d’ethnies dans les petites regions (decoupees), cela n’a provoque’ que la ressurgence d’un nouveau clivage ou’ certaines petites ethnies se sont retrouvees subitement seules en face de grandes ethnies, avec toutes les frustations socio-politiques que cela comporte…
Alors, tres chers Citoyens congolais, n’ayons pas honte de nous mirer face a’ notre propre histoire!