mars 30, 2010, | Denière mise à jour le 30 mars, 2010 à 5:17 | sous Actualité, La Une, Politique, Province Orientale.
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Mots clés: FARDC, Human Rights Watch, LRA
L’affaire du massacre de Makombo, dans le territoire de Niangara en Province Orientale, publiée dans le dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch le samedi 27 mars continue de susciter des commentaires. Cette fois, la polémique tourne autour du nombre des victimes. Les officiels congolais rejettent le chiffre de 321 morts et refusent de parler de massacre à grande échelle dans cette partie du pays. Par contre, plusieurs sources locales contactées par Radio Okapi sont unanimes. Elles reconnaissent qu’il y a eu bel et bien un massacre à Makombo.
Plusieurs personnes ont été tuées par la LRA dans la province orientale en décembre 2009, ont confirmé toutes les sources contactées mardi par Radio Okapi.
Parmi elles, des prêtres catholiques de Niangara, la société civile locale, des rescapés de ce massacre ainsi que des députés provinciaux.
Leurs témoignages renseignent qu’en décembre 2009, la LRA avait attaqué Makombo ainsi que les localités voisines de Tapili et Mabanga, dans le territoire de Niangara, non loin des frontières ougandaises et soudanaises.
Le massacre a commencé un jour du marché dans le village de Makombo et s’est poursuivi dans tous les villages environnants durant trois à quatre jours, selon ces sources concordantes. D’autres villageois ont même été rattrapés par les assaillants au niveau de la rivière Bomokandi, ont-t-elles ajouté.
Un prêtre rapporte avoir vu plus de cent cinquante corps, hormis ceux qui gisaient dans la brousse.
Arrivé à Isiro, le prêtre avait même demandé à l’Etat et à la Croix-Rouge d’aller aider à l’enterrement des corps.
En ce moment là, les FARDC n’étaient pas encore déployées sur les lieux, a affirmé le prêtre.
La société civile locale se dit très émue d’entendre les officiels congolais minorer les chiffres et minimiser ainsi leur drame. Pour elle, l’Etat cherche à se dérober de sa responsabilité de protéger les personnes et leurs biens.
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La notion d’absence des forces publiques lors des massacres (quelque soit le nombre!…Un massacre est un massacre, c’est audieux!!!) n’est plus une nouveaute’ dans cette region pendant toute la periode post-rebellion. Quant il est vrai que les autorites locales doivent defendre leurs fauteuils avec des versions des faits sur mesure, il n’est pas non plus moins vrai qu’une presentation de la realite’ de ces meme faits aiderait mieux les institutions nationales et les agences internationales a’ comprendre la gravite’ de la situation et a’ chercher a’ trouver des remedes au plus presse’. Camouffler la realite’ ne contribue qu’a’ la prise de mauvaises strategies, qui, en fin de compte s’averent tres inefficaces.
Pour ma part, vues l’immensite’ du territoire et la couverture limitee des patrouilleurs (FARDC et MONUC confondus, SVP!!! : C’est une realite’, on doit savoit la regarder en face!), l’Etat et tous ses partenaires (MONUC y compris) doivent developper une strategie d’ auto-prise en charge populaire; sou-entendue: la defense civile est plus qu’urgente dans toutes ces regions ou les rebellions etrangeres n’ont pas ete’ ratissees. La population devra apprendre les technique de defense communautaire, et des armes devront etre remises dans les mains des citoyens et citoyennes responsables (avec visas et attestation des autorites administratives, et coutumieres, locales.
Il est, une fois de plus, bien triste de voir une telle réaction de la part des nos dinosaures du régime actuel. Bien entendu, c’est le contraire qui surprendrait. Que le gouvernement congolais sache une fois pour toute que son mot ne peut jamais peser à côté de celle d’une institution comme Human Rights Watch dont le monde entier connait la rigueur et la valeur de travail et qu’il la ferme. Pour preuve, nos officiels se couvrent de honte – si ce mot a encore son vrai sens chez nous-, encore et encore, en dévoilant devant le monde entier qu’ils ne sont même pas capables d’analyser et de comprendre un petit rapport cohérent. HRW a clairement, en anglais comme en français, parlé de la zone de Makombo et d’une dizaine de villages… Ce que nos généraux de paille et politicien de pacotille ne peuvent comprendre, pressés de se défendre alors qu’ils ne font que se pourfendre. Ailleurs cela reviendrait à des démissions en cascade, pour l’honneur. Mais chez nous le mal est profond. Et cela se comprend dans un pays où la plupart d’ enseignants du primaire écrivent ‘mercredi’ avec un ‘k’, pour ne citer que ce petit exemple. Demain ils seront ministres, députés et leurs élèves médecins, professeurs d’universités essaimées partout dans le Congo de Kabila où ils enseigneront en chinois. Et pourquoi pas président! Triste monde. Aussi longtemps que nous ne comprendrons pas, ou feront toujours semblant de ne pas comprendre, que le poisson commence à pourrir par la tête, nous ne ferons jamais rien… Cela m’amuse toujours de voir les gens recourrir à l’arbitrage du chef suprême… comme des cochons qui se flanquent dans la boue avec espoir d’en sortir plus propre qu’avant. Des traubadours du genre du fameux ministre des communications – borgne au pays des aveugles parce que parmi les quelques rares restant qui peuvent rouler les autres dans la farine en justifiant l’injustifiable souvent du fait seulement de pouvoir sortir quelques phrases cohérentes de français, sans subsistance malheureusement – ont-ils, ces clowns à la manque, lu la dernière livraison de Jeune Afrique sur le parlement congolais? Notre Radio okapi devrait créer une rubrique qui reprendrait les articles emanant des confrères qui forcent l’estime et qui eclairent aussi mieux la religion de nos concitoyens… Ce ne sera qu’un plus, une pertinence. Un éminent honorable a parlé dans la même livraison de JA, de la liberté démocratique enviable dont jouirait le parlement, dans cet optique, j’ai parlé et reclame mon droit de ne pas être censuré par le modérateur de Radio okapi. Sans verser dans la flatterie, félicitations pour le bon travail même si je pense que vous êtes relativement et régulièrement bien remunérés, vous au moins.
« Des traubadours du genre du fameux ministre des communications – borgne au pays des aveugles… »
Robinducongoaliaslumumbasuite,
Nous apprécions le fait que par vos commentaires vous contribuez à l’interactivité dans la nouvelle version de ce site. Seulement, comme vous l’avez lu dans la charte de bonne conduite, nous vous invitons à vous exprimer poliment et à bannir les insultes ni des allusions assimilables à des insultes comme dans la phrase de votre commentaire reprise ci haut. Merci de prendre en compte cette remarque prochainement.
La Rédaction
L’injure facile et l’accusation, ledoigt pointe’ sur les autres, sans suggestion de voie de sortie ni de proposition de debut de solution sont des maladies dont notre nation a souffert pendant des decennies. Puisse chacun comprendre a’ ce jour que le developpement demande plus que la seule incriminisation des fautifs ou des incompetents??? Mais, plutot une reelle main a’ la pate (suggestion ou propositions constructives a’ travers des plateformes d’echange comme celle-ci, nourrie some toute de reelles discusions entre membres…).
A la place du General Jean KIFWA, j aurais mourrir de honte…