mars 23, 2010, | Denière mise à jour le 23 mars, 2010 à 10:56 | sous Actualité.
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Mots clés: explotation forestière, Gouvernement
Le gouvernement congolais est appelé à respecter ses engagements vis-à-vis des exploitants forestiers. Cet appel a été lancé lundi par le président de la fédération des exploitants forestiers à Kinshasa.
Selon Gabriel Mola, les exploitants forestiers ont rempli les deux tiers des obligations du gouvernement pour la conversion du contrat d’exploitation forestière. Il s’explique quant aux engagements du gouvernement :
Que le gouvernement qui a pris des engagements vis-à-vis des exploitants forestiers, s’assume. En convertissant ces sociétés là qui ont un impact réel sur le plan socio économique dans notre pays. Le gouvernement doit avoir le courage politique de convertir leurs titres. Je pense ici à Transem Bois, Parcafrique, ITB, Safo. Deuxièmement, le gouvernement doit veiller au respect de la loi, le code forestier et ses différentes modes d’application. Troisièmement, le gouvernement doit vulgariser, c’est son rôle, il doit vulgariser le code forestier. On demande trop aux concessionnaires, mais les autres parties prenantes, on dirait qu’elles n’ont pas d’engagements. Et c’est quel type de contrat ?
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La defence des droits, on en veut bien… Mais pour des contrats qui ont ete’ signes (a’ l’instar des contrats miniers) sous le regime mafieux de « 1+4=0″, je demeure convaincu que la revisitation s’avere plus qu’important. Comme les contrats miniers, ces contrats se caracterisent par l’exclusion des obligations de la rente et de l’environnement de la part des exploitants.
La photo nous montre 2 fillettes, apparemment non scolarisees, mal vetue (robes dechiquettees), pieds nues, devant des grumes de grande valeur: veut-on dire que ces grumes vont ameliorer leurs conditions de vie, ou que tout simplement: « nous, on exploite, on se fout mordicuss du sort des autauctonnes! » ?…
A chacun de mediter…
Salut!
Je suis marqué par le toupet des exploitants forestiers. Ils veulent faire respecter leurs droits. C’est bien bon, et cela facilite le climat d’affaires. Mais la question qu’ils éludent franchement, c’est celle relative à leur engagement vis-à-vis des peuples de la forêt, qui voient disparaître résolument leur milieu de vie. Quelle sera leur identité demain? Doivent-ils se convertir en éleveurs, par exemple? Ce qu’ils ne sont pas?Il se pose une question identitaire qu’il faut prendre très au sérieux. A l’Equateur, dans les environs de Libenge – à Zambi, Ilawa et Izato- on voit pourrir des troncs d’arbres de grande valeur abattus et abandonnés à la corrosion du temps et des intempéries… Alors que l’on crie à la protection de l’environnement, ce cri ne semble pas effleurer le tympan des exploitants forestiers et du gouvernement.
Il y a beaucoup à faire dans ce domaine. Récemment, ici en Belgique, on venait de prendre un arrêté en rapport avec le commerce frauduleux du bois congolais. Mais qu’est-ce que les Congolais eux-mêmes font concrètement?
Affaire à suivre…